Gastronomie • Coups de Coeur
La Mirande, perle d’Avignon
Pousser la porte de La Mirande à Avignon, c’est un peu entrer dans l’histoire de la papauté. L’ancienne demeure des cardinaux du XIVe siècle devenue hôtel particulier de riches bourgeois par la suite, est un lieu exceptionnel : la magnifique bâtisse, blottie au pied de l’imposant Palais des Papes, est la propriété depuis 1987 de la famille Stein, collectionneurs d’art d’origine allemande tombés sous le charme de l’endroit. Et ils n’ont ménagé ni leur temps, ni leur argent pour rendre tout son éclat à ce Relais&Châteaux de 26 chambres et suites (dont six nouvelles sur le jardin) toutes décorées dans l’esprit du XVIIIe avec des meubles d’époque, tapisseries de soie et moulures dorées. On se prend vite pour un gentilhomme en justaucorps et jabot en allant prendre son petit déjeuner dans le magnifique salon Louis XV ou en dégustant un thé dans le jardin fleuri. Inutile de préciser que l’accueil est aux petits soins et que les chambres disposent de tout le confort moderne.
Arrivé au printemps, le directeur Pascal Piccolet - un ancien de La Chèvre d’Or - apporte son expérience des grandes maisons pour encore affiner cette magnifique maison. On y viendra aussi bien sûr pour la belle cuisine d’un chef expérimenté et ancien étoilé, Jean-Claude Aubertin. Il nous propose des plats inspirés par la Provence et ses magnifiques produits comme le carpaccio d’artichauts poivrade, jeunes racines à l’huile de Gratte semelle (Tarascon), tartine de truffes d’été, comme la superbe raviole à l’œuf coulant, oignons doux des Cévennes et mitonnée d’écrevisses pattes rouges, comme le navarin de lotte au pistou d’origan, gnocchi de poivrons, ragoût de girolles et cocos du Mollans aux tomates confites, comme le quasi d’agneau des plaines de La Crau en crumble d’olives, tajine d’artichaut aux abatis, courgette fleur et petite grenaille au romarin. Et que dire sinon le plus grand bien, du pigeonneau du Luberon rôti en feuille de figuier, pressée de pommes de terre, figues et carottes confites aux épices…
Et ça ne faiblit pas au dessert avec l’idée d’une pêche Melba, pêche jaune, cigarette de glace à la vanille, groseille en gelée, fine meringue, minestrone de fruits frais et sorbet citron basilic ou le Paris-Brest "en passant par la Mirande" au chocolat, pistache citron…
On notera enfin que chaque mardi et mercredi à partir de 20h, Séverine Sagnet, la "cheffe", cuisine devant vous à la "table haute", un menu unique de produits de la ferme, sans oublier l'école de cuisine "Le marmiton" qui accueille, depuis 1994, les plus grands chefs de la région. La Mirande, c’est magique !
C. Perrin
Arrivé au printemps, le directeur Pascal Piccolet - un ancien de La Chèvre d’Or - apporte son expérience des grandes maisons pour encore affiner cette magnifique maison. On y viendra aussi bien sûr pour la belle cuisine d’un chef expérimenté et ancien étoilé, Jean-Claude Aubertin. Il nous propose des plats inspirés par la Provence et ses magnifiques produits comme le carpaccio d’artichauts poivrade, jeunes racines à l’huile de Gratte semelle (Tarascon), tartine de truffes d’été, comme la superbe raviole à l’œuf coulant, oignons doux des Cévennes et mitonnée d’écrevisses pattes rouges, comme le navarin de lotte au pistou d’origan, gnocchi de poivrons, ragoût de girolles et cocos du Mollans aux tomates confites, comme le quasi d’agneau des plaines de La Crau en crumble d’olives, tajine d’artichaut aux abatis, courgette fleur et petite grenaille au romarin. Et que dire sinon le plus grand bien, du pigeonneau du Luberon rôti en feuille de figuier, pressée de pommes de terre, figues et carottes confites aux épices…
Et ça ne faiblit pas au dessert avec l’idée d’une pêche Melba, pêche jaune, cigarette de glace à la vanille, groseille en gelée, fine meringue, minestrone de fruits frais et sorbet citron basilic ou le Paris-Brest "en passant par la Mirande" au chocolat, pistache citron…
On notera enfin que chaque mardi et mercredi à partir de 20h, Séverine Sagnet, la "cheffe", cuisine devant vous à la "table haute", un menu unique de produits de la ferme, sans oublier l'école de cuisine "Le marmiton" qui accueille, depuis 1994, les plus grands chefs de la région. La Mirande, c’est magique !
C. Perrin
Chambres à partir de 370€. Le midi, menu retour du marché à 42€, ou carte. Le soir, carte et menu Mirande à 75€, 3 plats, menu dégustation à 115€, 5 plats.Table haute : 86€, boissons incluses. Cours de cuisine, 140€, déjeuner inclus.
