Gastronomie Coups de Coeur

Colagreco entre Courchevel et Menton

L’événement de la saison d’hiver à Courchevel a bien sûr été l’ouverture de l’hôtel Barrière Les Neiges, à quelques minutes à pied de la Croisette (là aussi !) en bordure de la piste de Bellecote. Inutile de dire que la qualité de ce gros chalet de 42 chambres et suites est exceptionnelle, dans la tradition du savoir-faire du groupe Barrière dont c’est pourtant la première réalisation à la montagne. On remarque d’emblée le beau travail de la décoratrice Nathalie Rayan qui décline une l’atmosphère chaleureuse et raffinée d’un chalet traditionnel grâce à l’utilisation de matériaux chics et chaleureux comme le bois, la pierre mais aussi des cachemires, velours et fourrures. Domotique dernier cri (mais simple à utiliser), détails de confort et accueil chaleureux des équipes complètent ce premier sentiment très positif.
Mais on viendra aussi aux Neiges pour la cuisine partagée en deux offres. D’abord la brasserie chic parisienne avec le Fouquet’s, évidemment inspiré par Pierre Gagnaire et cuisiné sur place par Eric Provost : les grands classiques de la maison sont là comme la ballottine de foie gras, la pizza à la truffe blanche, la fricassée de homard au gingembre et bien sûr le cœur d’entrecôte Black Market, sans oublier les spécialités savoyardes que l’on pourra déguster dans un chalet dédié. Seconde offre, celle du BFire mis en musique par Mauro Colagreco, le chef doublement étoilé du Mirazur à Menton. L’italo argentin y revisite la tradition de l’asado, ces grillades à la braise qui peuvent aussi être préparées en terrasse et que l’on pourra partager, comme la côte de Black Angus ou « l’ojo de bife » « Black Market ». Mais on pourra également s’y régaler d’un gratin de homard, d’un excellent céleri rave cuit à la braise, gorgonzola fondu et truffe, d’une cassolette de foie gras et cèpes ou d’une superbe épaule d’agneau confit, patate douce aux dattes, noix et sauce sésame avant de terminer sur « volcan » de Dulce de leche et glace au lait cru. Tout est bon et à conseiller pour ceux que n’effrayent pas les tarifs « courchevéliens »...
Dans le même temps, Mauro s’apprête à rouvrir le 10 février sa délicieuse table du Mirazur à Menton avec notamment un dîner spécial Saint-Valentin le 14 février. Il promet cette saison de donner encore plus de place aux agrumes qu’il produit dans son jardin de plus en plus vaste. Il annonce aussi la création d’un menu « signature » avec les plats qui ont marqué ses dernières années.