Et encore... Automobile

Suzuki Baleno

Le maximum pour un minimum

Une nouvelle fois, Suzuki se fait remarquer en commercialisant un véhicule bien équipé et de bonne qualité à bon marché. Voilà donc la nouvelle génération de Baleno, petite berline polyvalente avec un physique agréable, qui s'affiche à partir de 12.690 €.

Baleno, le nom est sympathique et incite au sourire, mais la nouvelle petite berline de Suzuki a les dents longues et est plutôt du genre « bébé requin » avec les ambitions affirmées de se faire une bonne place dans le segment des voitures de 4 mètres en mordant chez la concurrence. Son prix est un argument imparable, mais elle en aligne d'autres comme le style qui reste un atout primordial de séduction avec des lignes fluides pleines de caractère.
L'habitacle est un autre point fort de la Baleno. En effet, les passagers sont bien traités au niveau de l'espace qui leur est consacré et notamment ceux à l'arrière souvent défavorisés. La banquette arrière se rabat en 1/3-2/3 pour former un plancher plat et tripler le volume du coffre, celui-ci étant déjà le plus grand dans sa catégorie. L'aménagement du tableau de bord est également à mettre au crédit de la Baleno. En effet, les deux cadrans sont toujours bien lisibles derrière le volant, et le haut de la console centrale est dessiné de façon à recevoir l'écran 7 pouces multifonctions à son sommet pour en faciliter la lecture et l'accès aux commandes tactiles.

> Un essence de 90 ch avec une version mini hybride
Sous son capot, la Baleno reçoit pour démarrer sa commercialisation un seul moteur, un 4 cylindres 1,2 litre de 90 ch avec un couple de 120 Nm permettant des performances honorables, d'autant que les 5 rapports de la boîte manuelle sont bien étagés. Cependant, Suzuki a trouvé une astuce pour en décliner une version hybride en lui greffant un système compact et léger, ne pesant pas plus de 10 kg, composé d'un alterno-démarreur et d'une batterie auxiliaire au lithium-ion. L'alterno-démarreur assiste le moteur uniquement dans les phases de démarrage ou à bas régime, lui apportant jusqu'à 50 Nm de couple supplémentaire en soulageant son effort et donc sa consommation. Son efficacité se fait ressentir essentiellement en ville. Chaque phase de ralentissement ou de freinage se traduit par une récupération d’énergie et de recharge rapide des deux batteries. Le système sert aussi de stop/start et se coupe automatiquement lorsque la vitesse passe en-dessous de 15 km/h (à condition de débrayer).

> Poids plume et appétit frugal
Sur la route, la Baleno montre un comportement alerte et assez serein. Elle le doit à une toute nouvelle plate-forme plus rigide et plus légère de 30 kg par rapport à sa devancière, ce qui met la Baleno de base à moins de 900 kg. La tenue de route est saine et le léger sous virage constaté dans une courbe serrée prise à vive allure se corrige aisément grâce à une direction précise bien que sur route légèrement bombée on ressente un léger flou. Le confort reste satisfaisant dans la plupart des cas, mais les limites de l'amortissement se font jour dès lors que la chaussée se compose de pavés, de trous ou de saignées. Quant à la consommation, l'ordinateur de bord de la Baleno a affiché un 6,1 litres très honorable compte tenu d'une conduite dynamique, et 5,9 avec le fameux système SHVS (Smart Hybrid Vehicle by Suzuki) qui se paye 960 €. Un coût qui se justifie pour une conduite essentiellement urbaine et se déplacer dans les quartiers de certaines grandes villes tolérant seulement les hybrides ou les électriques.

> Un équipement très complet
L'ultime point positif de la Baleno, comme de toutes Suzuki d'ailleurs, demeure son équipement déjà très complet dès le premier niveau de finition, sa gamme en comportant seulement deux. Ainsi, elle dispose par exemple de la climatisation, des rétroviseurs électriques, du volant en cuir avec commandes radio, des projecteurs xénon, des feux de jour à Led, de l'allumage automatique des phares, tandis que la version Pack ajoute pour 1.800 €, la climatisation automatique, le GPS, la caméra de recul, le régulateur auto adaptatif, le freinage actif d'urgence, les vitres teintées... seule la peinture métallisée figure en option à 490 €. À noter enfin qu'un 3 cylindres turbo de 111 ch viendra très vite compléter la famille Baleno, et disposera en option à 1.500 €, d'une boîte automatique à 6 rapports avec palettes au volant. En revanche, il sera privé du système SHVS !
Philippe Lacroix