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Essai Peugeot 308 GT
Premier coup de griffe
À un moment crucial de son existence, Peugeot a réussi un coup gagnant avec la seconde génération de la 308. Dommage que le matricule 309 ait été utilisé maladroitement il y a 30 ans, car cette nouvelle berline compacte a apporté du sang "neuf" à la marque du Lion. La nouvelle version GT est l'exemple même de la notion de Grand Tourisme avec ses 205 ch maîtrisés et démarrant à 30.650 €, en attendant une GT-R, plus "Racing" à destination d'une clientèle très sportive.Dès leur lancement, les Peugeot 308 berline et break ont connu un succès commercial immédiat, preuve que le public a été sensible à son design, réceptif à un poste de conduite déjà apprécié sur la 208 et certain d'un comportement routier révélé comme le meilleur de sa catégorie. Une déclinaison plus musclée s'imposait pour compléter la gamme 308 et la GT répond parfaitement à cette attente en étant proposée en gazole ou en essence. Le 2 litres Diesel aligne 180 ch aura la préférence des gros rouleurs (33.900 €), tandis que le 1,6 litre turbo essence annonce 205 ch pour une conduite pétillante. De quoi s'occuper au volant, en attendant une GT-R, encore plus explosive. Extérieurement, la 308 GT s'est enrichie de quelques appendices pour se montrer plus agressive : jantes alliage à 5 branches "diamantées" de 18 pouces chaussées de Michelin Pilot Sport 3, coques des rétroviseurs laquées noir, bouclier arrière avec un diffuseur d’air noir et deux échappements rejetés à ses extrémités. Toutes les fonctions d’éclairage sont assurées par des LED et les indicateurs de direction avant prennent place au-dessus des écopes additionnelles. Enfin, l'assiette a été abaissée pour améliorer l'aérodynamisme et le centre de gravité.
Un intérieur soigné : À l'intérieur, le gris anthracite est omniprésent mais agrémenté de surpiqûres rouges sur les garnissages, alors que l'aluminium habille le pédalier et les seuils de portes. Bien calé dans un siège semi baquet recouvert d'alcantara ou de cuir Nappa en option, le conducteur apprécie ses multiples réglages, comme ceux du petit volant cuir qui laisse voir au dessus le combiné d'instruments. Quant au grand écran central situé au centre de la planche de bord, son utilisation tactile est d'une simplicité enfantine pour régler la radio, la ventilation et climatisation et le GPS, d'où la disparition de nombreux boutons. De série, la 308 GT s'enrichit du "Driver sport pack", un configurateur qui agit sur l’ambiance lumineuse, la réponse moteur, la gestion de la direction assistée... et la sonorité du moteur à l'intérieur de l'habitacle. Une dernière fonction très gadget et peu compatible avec l'esprit grand tourisme !
Deux moteurs, deux caractères : La 308 GT présente donc deux motorisations aux caractères bien différents. Les 180 ch du Diesel se manifestent d'emblée en bénéficiant d'un bon couple de 400 Nm, mais sur une plage restreinte et donnant à la boîte automatique EAT6 l'occasion de prouver sa grande réactivité, tandis que les 205 ch de la motorisation essence exploités par 6 rapports manuels bien étagés permettent une conduite dynamique, notamment sur les routes en lacets. Les trains roulants ont reçu des réglages spécifiques avec un typage sportif qui ne dégrade en rien le confort de la voiture. À noter une fermeté plus grande sur le train avant du Diesel pour compenser le supplément de poids d'une centaine de kilos qu'il a à supporter. La tenue de route est remarquable et la direction électrique à assistance variable permet un placement au millimètre. De quoi bien s'amuser, d'autant que l'on peut compter sur un système de freinage efficace et endurant confié à quatre freins à disques. Bien sûr, la consommation est fonction de l'humeur du conducteur et les moyennes officielles (5,6 litres en essence et 4 en Diesel) ne sont le résultat que d'une conduite très paisible... à laquelle la 308 GT n'incite pas. Sinon autant se contenter d'une version plus... familiale.
Philippe Lacroix
