Et encore... Automobile

Audi A1 Sportback

Compact et presque premium

La seconde génération de l’Audi A1 Sportback arrive comme la nouvelle référence d’une compacte dans le monde très restreint du premium. Son prix de base dépouillé démarre à 20.000 €.

La nouvelle Audi A1 présente des atouts enthousiasmants, à commencer par un style qui ne démode pas l’aînée mais apporte plus d’agressivité et de dynamisme, si bien qu’il n’est nul besoin d’une carrosserie 2 portes pour lui conférer un look sportif. En effet, l’Audi A1 conserve une même allure mais avec des traits plus affirmés en gommant quelques douceurs, et des mensurations légèrement différentes. Ainsi, elle gagne 56 mm en longueur (4,03 m) et surtout 94 mm en empattement alors qu’elle perd 13 mm en hauteur. Cela se traduit par un peu plus d’espace intérieur mais surtout un gain de 65 litres pour le coffre. Dans l’habitacle, l’évolution est encore plus radicale au niveau de la planche de bord qui adopte le Digital cockpit, en service sur le haut de gamme Audi, composé d’un combiné d’instruments entièrement numérique et d’un écran central multimédia digital ostensiblement tourné vers le conducteur. Volant multifonctions réglable en hauteur et profondeur, comme les sièges avant, et 4 lève-vitres électriques sont de série, mais pas de frein de stationnement électrique.

> Uniquement de l’essence
Sous son capot, la nouvelle Audi A1 est susceptible d’abriter uniquement des moteurs essence avec pour débuter sa commercialisation un nouveau 3 cylindres de 1 litre et 116 ch accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports (23.470 € dans sa version de base) ou à la boîte automatique à double embrayage S tronic à 7 rapports pour un supplément de 1.900 €. Début 2019, il apparaîtra en 95 ch servi par une boîte mécanique à 6 rapports pour offrir un tarif d’appel raisonnable. En même temps, la gamme s’enrichira de 4 cylindres, un 1,5 litre de 150 ch et un 2 litres de 200 ch. Le premier nommé bénéficie de la technologie de cylindres à la demande, soit la désactivation de deux cylindres lors de désaccélération ou de peu de demande de puissance au moteur afin de réduire nettement la consommation. Il donnera le choix entre boîte mécanique 6 ou S tronic 7, tandis que le 2 litres ne disposera que de la S tronic 7.

> Comportement exemplaire mais confort sacrifié
En prenant place derrière le volant, on ne peut qu’apprécier l’ergonomie du poste de conduite et la qualité d’assemblage des éléments, mais on regrette les plastiques durs et qu’aucun habillage cuir ne soit proposé sur la finition haut de gamme au tarif très salé. Un reproche vite estompé dès que l’A1 Sportback prend son envol et démontre la bonne volonté de son 3 cylindres et la qualité de son châssis. Légère, à peine plus de 1.100 kg, elle vire comme sur des rails, sans roulis, mais en contrepartie la suspension plutôt sèche, associée à des jantes de 18 pouces, n’épargne pas les passagers notamment sur nos routes secondaires trop souvent mal entretenues. Autant opter pour des jantes de 16 pouces pour améliorer un tantinet le confort. Le fonctionnement de la boîte S tronic 7 est sans égal et en mode dynamic les rapports ne passent automatiquement qu’en lèchant la zone rouge à 6.200 tr/mn. De quoi garantir une conduite sportive sans surprise, grâce également à un étalonnement des vitesses assez bien programmé et une direction directe et précise.
Philippe Lacroix