Art & Culture • Monaco
Yannick Barrale, Créateur hors normes
Diplômé de la célèbre école supérieure des arts et techniques de la mode parisienne ESMOD, Yannick Barrale est un designer monégasque avant-gardiste dont la griffe Maison Noir captive les amoureux d’un
style minimal et profond.
> Quel est votre parcours ?
Une fois diplômé de l’école ESMOD, j’ai travaillé plusieurs années sur Paris puis Londres avant de rentrer à Monaco en 2000 pour ouvrir un concept store multi marques. En 2003, le projet LULL a vu le jour et présenté les collections d’Azzedine Alaïa, Dries Van Noten, Raf Simons, Vivienne Westwood… On avait réuni les créateurs les plus pointus de l’époque. Et dès 2006, j’ai commencé à louer des smokings et vêtements de cérémonie aux stars et aux personnalités influentes de passage à Monaco. Pour la Fête du Prince notamment, les galas de l’ACM, l’IAAF ou encore du Festival de Télévision de Monte-Carlo.
> Comment est née l’idée de Maison Noir ?
Dès le départ, j’avais l’ambition de créer ma propre marque et lorsque j’ai réalisé que le concept des multimarques était voué à disparaître, j’ai décidé de faire évoluer ma boutique et de mettre à profit mes années d’expérience en créant Maison Noir. En 2016, j’ai donc fermé LULL pour lancer mes propres collections. Les smokings sont également devenus "Maison Noir", associés à des séries de nœuds papillons confectionnés sur-mesure. J’ai fait plusieurs pièces uniques pour des personnalités comme Pharrell Williams ou les acteurs Danny Glover et Patrick Duffy… Ce sont des créations que j’adapte à la morphologie du visage, au style et aux goûts de chaque client.
> Comment décririez-vous le style de votre griffe ?
Pour faire la différence dans un monde où le prêt-à-porter est produit en masse et devient souvent du "prêt-à-jeter", j’ai souhaité me démarquer en faisant du "bespoke". Que ce soit pour le sportswear, la ligne de smoking, les nœuds papillon, les fourrures, les accessoires… Je pars toujours d’une base que je fais ensuite évoluer à la commande. Les queues-de-pie sont fabriquées dans l’usine à Vienne qui a produit le costume de mariage du Prince Rainier. C’est une maison historique qui habille les têtes couronnées à travers le monde. Et en fonction des demandes de chaque client, je modernise le design avec des clous, de la sérigraphie ton sur ton etc. Ces pièces pour femmes ou pour hommes ont un style plutôt traditionnel modernisé, tandis que la ligne sportwear est plus casual chic.
> Pourriez-vous nous en dire plus sur vos créations Sportwear Maison Noir ?
Tous les 2 - 3 mois, je lance une nouvelle collection capsule avec entre 80 et 100 nouvelles pièces de t-shirt, sweatshirt, bas de jogging, casquettes, bonnets ou sacs de sport. La toute première ligne a posé les bases de Maison Noir et m’a permis de travailler sur les volumes, les matières et l’esprit global que je souhaitais apporter. Ensuite, au fil des nouvelles lignes, j’ajoute de nouveaux éléments comme des clous, des bandes, des sérigraphies, différents positionnements de logos… Ce sont des vêtements unisexes, qui s’adaptent à la morphologie de la femme ou de l’homme, en fonction de la manière dont il est porté. D’un t-shirt masculin, on passe à une tunique ou une robe… C’est très versatile. La simplicité de la coupe donne un côté très chic. Le style est à la fois minimal et profond, à l’image de la couleur noire.
> Quelles sont vos influences ?
J’ai toujours été attiré par le sportswear, ce n’est pas nouveau pour moi. Je n’ai pas suivi un effet de mode. Encore étudiant, mes projets étaient déjà inspirés de l’univers du Hip Hop, du skateboard ou encore par les vêtements militaires. Mes sources d’inspiration sont donc multiples, mais la musique ou le cinéma restent très présents. Et je dirai que chacun de mes clients, leurs personnalités, leurs goûts sont également très inspirants. J’imagine également des pièces inédites pour des clients réguliers, comme dernièrement un T-shirt sur le thème de l’étoile noire pour un fan de Star Wars.
> Quels sont les projets à venir de Maison Noir ?
Au fil des mois et de mes inspirations, de nouvelles collections capsules vont voir le jour. Et nous allons lancer notre site de vente en ligne dans les semaines à venir. Je vais également habiller les pilotes de Formule 1, lors du défilé caritatif d’Amber Lounge lors du prochain Grand Prix de Monte Carlo. Une dizaine de pilotes seront réunis, et je vais présenter un mélange de smokings et de look sportswear, influencés par les codes des tenues de course.
> En tant que président du GIE de la Condamine, pourriez-vous nous parler des évolutions de ce quartier ?
Ces dernières années, de nouveaux concepts sont apparus et ils ont permis de le redynamiser. Nous avons également mis en place des moyens de communication modernes et ambitieux à l’image du lancement d'un magazine "Crème de la crème", suivi par celui d’un nouveau site Internet et d’une page Instagram. Ce guide offre une très belle visibilité au quartier comme aux enseignes, et nous avons reçu de très bon retours du public. Avec mon épouse, Olga nous sommes à l’initiative du projet mais il est important de préciser que les commerçants de La Condamine ont participé au financement et l’ont donc rendu possible. D’autres initiatives sont en cours et notamment une braderie d’été, dans l’esprit de celle de Saint-Tropez.
style minimal et profond.
> Quel est votre parcours ?
Une fois diplômé de l’école ESMOD, j’ai travaillé plusieurs années sur Paris puis Londres avant de rentrer à Monaco en 2000 pour ouvrir un concept store multi marques. En 2003, le projet LULL a vu le jour et présenté les collections d’Azzedine Alaïa, Dries Van Noten, Raf Simons, Vivienne Westwood… On avait réuni les créateurs les plus pointus de l’époque. Et dès 2006, j’ai commencé à louer des smokings et vêtements de cérémonie aux stars et aux personnalités influentes de passage à Monaco. Pour la Fête du Prince notamment, les galas de l’ACM, l’IAAF ou encore du Festival de Télévision de Monte-Carlo.
> Comment est née l’idée de Maison Noir ?
Dès le départ, j’avais l’ambition de créer ma propre marque et lorsque j’ai réalisé que le concept des multimarques était voué à disparaître, j’ai décidé de faire évoluer ma boutique et de mettre à profit mes années d’expérience en créant Maison Noir. En 2016, j’ai donc fermé LULL pour lancer mes propres collections. Les smokings sont également devenus "Maison Noir", associés à des séries de nœuds papillons confectionnés sur-mesure. J’ai fait plusieurs pièces uniques pour des personnalités comme Pharrell Williams ou les acteurs Danny Glover et Patrick Duffy… Ce sont des créations que j’adapte à la morphologie du visage, au style et aux goûts de chaque client.
> Comment décririez-vous le style de votre griffe ?
Pour faire la différence dans un monde où le prêt-à-porter est produit en masse et devient souvent du "prêt-à-jeter", j’ai souhaité me démarquer en faisant du "bespoke". Que ce soit pour le sportswear, la ligne de smoking, les nœuds papillon, les fourrures, les accessoires… Je pars toujours d’une base que je fais ensuite évoluer à la commande. Les queues-de-pie sont fabriquées dans l’usine à Vienne qui a produit le costume de mariage du Prince Rainier. C’est une maison historique qui habille les têtes couronnées à travers le monde. Et en fonction des demandes de chaque client, je modernise le design avec des clous, de la sérigraphie ton sur ton etc. Ces pièces pour femmes ou pour hommes ont un style plutôt traditionnel modernisé, tandis que la ligne sportwear est plus casual chic.
> Pourriez-vous nous en dire plus sur vos créations Sportwear Maison Noir ?
Tous les 2 - 3 mois, je lance une nouvelle collection capsule avec entre 80 et 100 nouvelles pièces de t-shirt, sweatshirt, bas de jogging, casquettes, bonnets ou sacs de sport. La toute première ligne a posé les bases de Maison Noir et m’a permis de travailler sur les volumes, les matières et l’esprit global que je souhaitais apporter. Ensuite, au fil des nouvelles lignes, j’ajoute de nouveaux éléments comme des clous, des bandes, des sérigraphies, différents positionnements de logos… Ce sont des vêtements unisexes, qui s’adaptent à la morphologie de la femme ou de l’homme, en fonction de la manière dont il est porté. D’un t-shirt masculin, on passe à une tunique ou une robe… C’est très versatile. La simplicité de la coupe donne un côté très chic. Le style est à la fois minimal et profond, à l’image de la couleur noire.
> Quelles sont vos influences ?
J’ai toujours été attiré par le sportswear, ce n’est pas nouveau pour moi. Je n’ai pas suivi un effet de mode. Encore étudiant, mes projets étaient déjà inspirés de l’univers du Hip Hop, du skateboard ou encore par les vêtements militaires. Mes sources d’inspiration sont donc multiples, mais la musique ou le cinéma restent très présents. Et je dirai que chacun de mes clients, leurs personnalités, leurs goûts sont également très inspirants. J’imagine également des pièces inédites pour des clients réguliers, comme dernièrement un T-shirt sur le thème de l’étoile noire pour un fan de Star Wars.
> Quels sont les projets à venir de Maison Noir ?
Au fil des mois et de mes inspirations, de nouvelles collections capsules vont voir le jour. Et nous allons lancer notre site de vente en ligne dans les semaines à venir. Je vais également habiller les pilotes de Formule 1, lors du défilé caritatif d’Amber Lounge lors du prochain Grand Prix de Monte Carlo. Une dizaine de pilotes seront réunis, et je vais présenter un mélange de smokings et de look sportswear, influencés par les codes des tenues de course.
> En tant que président du GIE de la Condamine, pourriez-vous nous parler des évolutions de ce quartier ?
Ces dernières années, de nouveaux concepts sont apparus et ils ont permis de le redynamiser. Nous avons également mis en place des moyens de communication modernes et ambitieux à l’image du lancement d'un magazine "Crème de la crème", suivi par celui d’un nouveau site Internet et d’une page Instagram. Ce guide offre une très belle visibilité au quartier comme aux enseignes, et nous avons reçu de très bon retours du public. Avec mon épouse, Olga nous sommes à l’initiative du projet mais il est important de préciser que les commerçants de La Condamine ont participé au financement et l’ont donc rendu possible. D’autres initiatives sont en cours et notamment une braderie d’été, dans l’esprit de celle de Saint-Tropez.
