Art & Culture • Monaco
Un prince à la mer
Une bande dessinée retrace la vie du prince Albert 1er, trisaïeul du souverain actuel, sous le titre "Albert 1er Monaco - Une vie d'explorateur". Toute sa vie, il aura troqué sa couronne de souverain contre une casquette de marin.
Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Jeune aristocrate intrépide, Albert Ier, prince héritier de Monaco, ne rêve que d’une chose : prendre le large. Il ne lui faut que quelques années pour apprendre le métier de marin et posséder sa propre goélette qu'il appellera "L’hirondelle". Soucieux de se rendre utile au monde, il décide très vite de dédier son temps et son navire aux travaux océanographiques. En perçant le secret des abysses, c’est une part de nous qu’il cherche à mieux comprendre. Mais cette soif de connaissance, cet élan humaniste de progrès et de paix, seront malheureusement confrontés à un monde où, à l’aube de la Grande guerre, on privilégie la science pour détruire... Cette vie est désormais racontée sous la forme d'une bande dessinée dans la collection "Explora" chez Glénat. Une succession de planches, parfaitement soignées par le dessinateur Sandro, qui retrace les exploits du "prince navigateur", pionnier de l’océanographie moderne. Un album où science et aventure marchent côte à côte, réalisé en partenariat avec le Musée océanographique de Monaco, dont Albert Ier est le fondateur.
> Le "prince savant"
En 1870, Albert 1er est âgé de 22 ans lorsqu'il se passionne pour l'exploration océanographique. Il organise de nombreuses expéditions scientifiques océanographiques et cartographiques, accompagné par de nombreux scientifiques sur des navires construits et entièrement dédiés à cette recherche, équipés de laboratoires avec des tables antiroulis. Il découvre, à cette occasion, de nouvelles espèces, dont le poisson de grande profondeur "Grimuldichtys profondissimus", nommé ainsi en hommage aux Grimaldi. Il fait construire en 1906 l'Institut océanographique de Paris, à côté de l'Institut de géographie, rue Saint-Jacques. Et, en 1889, il fonde l'Institut océanographique de Monaco et fait construire le Musée océanographique de Monaco entièrement consacré à la mer, avec musée, laboratoires, collections de pièces rapportées de ses explorations, aquariums de faune et de flore des fonds marins de la Méditerranée, librairie scientifique, archives… Lors de l'inauguration, il déclare : "Ici, messieurs, vous le voyez, la terre monégasque a fait surgir un temple fier et inviolable dédié à la divinité nouvelle qui règne sur les intelligences".
> Le "Prince humaniste"
Il s'intéresse également aux origines de l'humanité. Il fait opérer plusieurs campagnes de fouilles archéologiques dont, en particulier, celle des Grottes de Grimaldi entre 1895 et 1904. Les pièces mises au jour lors de ces fouilles ont rejoint les collections du Musée d'anthropologie préhistorique de Monaco, fondé par le prince. Afin de pérenniser les études préhistoriques, Albert Ier fonde en 1910 à Paris l'Institut de paléontologie humaine. En 1907, il est l'un des membres fondateurs de la Société des Amis du Muséum national d'Histoire naturelle, à l'établissement de laquelle il participe moralement et financièrement. Il est membre de la Société de géographie et de la British Academy en 1909 dont il est décoré de la médaille d'or pour ses nombreuses contributions scientifiques. Après son héroïsme militaire de la guerre franco-prussienne de 1870, Albert devient un prince pacifiste et fonde en 1903 l’Institut international de la paix à Monaco dans le but d'arbitrer des conflits de la planète. Il tente par ce biais de dissuader le Kaiser Guillaume II d'Allemagne de déclarer la Première guerre mondiale. Lorsque la guerre éclate, il prononce la neutralité de Monaco et n'intervient que pour l'assistance médicale neutre aux blessés et aux malades. "Mille millions de mille sabords", a dû s'écrier le Capitaine Haddock en apprenant la nouvelle. Désormais, il n'est plus le seul marin à bord de la bande dessinée.
Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Jeune aristocrate intrépide, Albert Ier, prince héritier de Monaco, ne rêve que d’une chose : prendre le large. Il ne lui faut que quelques années pour apprendre le métier de marin et posséder sa propre goélette qu'il appellera "L’hirondelle". Soucieux de se rendre utile au monde, il décide très vite de dédier son temps et son navire aux travaux océanographiques. En perçant le secret des abysses, c’est une part de nous qu’il cherche à mieux comprendre. Mais cette soif de connaissance, cet élan humaniste de progrès et de paix, seront malheureusement confrontés à un monde où, à l’aube de la Grande guerre, on privilégie la science pour détruire... Cette vie est désormais racontée sous la forme d'une bande dessinée dans la collection "Explora" chez Glénat. Une succession de planches, parfaitement soignées par le dessinateur Sandro, qui retrace les exploits du "prince navigateur", pionnier de l’océanographie moderne. Un album où science et aventure marchent côte à côte, réalisé en partenariat avec le Musée océanographique de Monaco, dont Albert Ier est le fondateur.
> Le "prince savant"
En 1870, Albert 1er est âgé de 22 ans lorsqu'il se passionne pour l'exploration océanographique. Il organise de nombreuses expéditions scientifiques océanographiques et cartographiques, accompagné par de nombreux scientifiques sur des navires construits et entièrement dédiés à cette recherche, équipés de laboratoires avec des tables antiroulis. Il découvre, à cette occasion, de nouvelles espèces, dont le poisson de grande profondeur "Grimuldichtys profondissimus", nommé ainsi en hommage aux Grimaldi. Il fait construire en 1906 l'Institut océanographique de Paris, à côté de l'Institut de géographie, rue Saint-Jacques. Et, en 1889, il fonde l'Institut océanographique de Monaco et fait construire le Musée océanographique de Monaco entièrement consacré à la mer, avec musée, laboratoires, collections de pièces rapportées de ses explorations, aquariums de faune et de flore des fonds marins de la Méditerranée, librairie scientifique, archives… Lors de l'inauguration, il déclare : "Ici, messieurs, vous le voyez, la terre monégasque a fait surgir un temple fier et inviolable dédié à la divinité nouvelle qui règne sur les intelligences".
> Le "Prince humaniste"
Il s'intéresse également aux origines de l'humanité. Il fait opérer plusieurs campagnes de fouilles archéologiques dont, en particulier, celle des Grottes de Grimaldi entre 1895 et 1904. Les pièces mises au jour lors de ces fouilles ont rejoint les collections du Musée d'anthropologie préhistorique de Monaco, fondé par le prince. Afin de pérenniser les études préhistoriques, Albert Ier fonde en 1910 à Paris l'Institut de paléontologie humaine. En 1907, il est l'un des membres fondateurs de la Société des Amis du Muséum national d'Histoire naturelle, à l'établissement de laquelle il participe moralement et financièrement. Il est membre de la Société de géographie et de la British Academy en 1909 dont il est décoré de la médaille d'or pour ses nombreuses contributions scientifiques. Après son héroïsme militaire de la guerre franco-prussienne de 1870, Albert devient un prince pacifiste et fonde en 1903 l’Institut international de la paix à Monaco dans le but d'arbitrer des conflits de la planète. Il tente par ce biais de dissuader le Kaiser Guillaume II d'Allemagne de déclarer la Première guerre mondiale. Lorsque la guerre éclate, il prononce la neutralité de Monaco et n'intervient que pour l'assistance médicale neutre aux blessés et aux malades. "Mille millions de mille sabords", a dû s'écrier le Capitaine Haddock en apprenant la nouvelle. Désormais, il n'est plus le seul marin à bord de la bande dessinée.
Gérard Cletil
