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Soigner en temps de crise

Malgré la crise sanitaire, certains soins non liés au COVID-19 restent nécessaires. Voici le témoignages de deux experts qui reviennent sur les derniers mois écoulés et les mesures mises en place aujourd’hui.

> Dr Coralie Biney, Chirurgien dentiste à Beausoleil
"Dès l’annonce du confinement, après avoir terminé les soins les plus urgents, nous avons fermé le cabinet. Comme nous sommes en France, nous avons transmis à nos patients un numéro spécial qui était géré par le Conseil de l’ordre français et permettait un pré-diagnostique puis un renvoi vers les médecins de garde. Avec mon associé, nous avons pris la décision de nous porter volontaires pour deux gardes, durant lesquelles nous nous assistions à tour de rôle. Aucune assistante médicale n’était sur place. Au niveau de la reprise de l’activité, nous avons conservé la mise en place de mesures très strictes avec l’utilisation de sur-blouses, sur-chaussures, charlotte, lunettes et masques de protection… Une désinfection du fauteuil, de toutes les surfaces. Et si besoin, en cas de doute nous avons un thermomètre frontal à l’entrée. Nous mettons également en place, à la demande, des protocoles spécifiques pour recevoir les personnes les plus vulnérables. Si certains ont eu peur de revenir les premiers jours, aujourd’hui tout revient à la normale. Personnellement, je n’ai jamais eu d’appréhension car nous avons toujours eu des mesures très minutieuses afin de garantir la santé du personnel médical comme celui de nos patients".

> Luc d’Asnières de Veigy, Kinésithérapeute, Monte Carlo Joint Repair
"Dès que l’Italie a été en alerte, nous avons anticipé les choses afin d’avoir un stock de masques suffisant et pouvoir gérer les patients qui sortaient d’opérations. Un membre de notre équipe médical s’est porté volontaire pour assurer la permanence et recevoir les urgences avec tout l’équipement de protection indispensable. Nous avons rapidement investi dans un système de climatisation avec filtration d’air à ultraviolet. Durant le confinement, nous avons pu communiquer des exercices par vidéo à nos patients, leur permettant de poursuivre la rééducation à distance. Depuis le déconfinement, nous avons gardé des mesures de distanciation, en décalant les rendez-vous afin de limiter le nombre de patients, éviter les croisements et bien évidemment tout le matériel de désinfection et de protection. Nous avons été très bien accompagnés par la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale qui a validé l’ensemble de nos protocoles. En tant que praticien, il a fallu nous tenir informés au jour le jour afin de pouvoir répondre aux interrogations de nos patients et bien leur expliquer les gestes barrière. Aujourd’hui, je pense que nous devrons durablement modifier nos comportements et mettre en place une nouvelle façon de pratiquer. Nous nous devons être à la pointe afin de garantir la sécurité de tous".