Art & Culture • Monaco
Sarah & Charlotte Murray, Duo monégasque à Pékin Express !
Originaires de la Principauté, au fil des épisodes de Pékin Express - diffusés sur M6 - Sarah et Charlotte Murray se sont imposées comme de redoutables concurrentes. Dans le cadre d’une interview exclusive, les deux sœurs se sont confiées sur cette expérience inoubliable, vécue du Kirghizistan à l’Ouzbékistan, en passant par la Jordanie et les Émirats arabes unis.
> Qu’est-ce qui a motivé votre inscription à Pékin Express 2022 ?
- Charlotte : Depuis des années, je suis une grande fan de ce programme. Que ce soit pour la découverte de pays lointains, le fait d’aller à la rencontre de locaux, le challenge qu’il représente ou bien la notion de dépassement de soi… Je me retrouvais beaucoup dans cette compétition et j’avais toujours rêvé d’y participer. Sauf que la seule personne avec qui je voulais m’inscrire - ma sœur Sarah - n’avait pas la possibilité de laisser son entreprise aussi longtemps. Et puis on a vécu des mois de confinement, de crise sanitaire… Et tout ça l’a fait réfléchir et un jour, elle me dit : "Tu veux toujours participer à Pékin Express ? Si tu es partante, je le fais !" Elle était motivée comme jamais ! (rires)
- Sarah : Après tout ce qu’on a vécu ces dernières années, on avait besoin de bouger. On pouvait toutes les deux se rendre disponibles, alors je me suis dit : "Allez, on tente et on verra bien !" C’était assez spontané. Et très honnêtement, je ne pensais pas du tout qu’on allait être sélectionnées.
> Est-ce que vous vous êtes entraînées ?
- Sarah : Non, on a pas voulu mettre en place de routine particulière. Le fait d’habiter à Monaco, près de la mer, nous permet de pratiquer facilement différents sports. On nage, on fait du Wake, on va à la montagne… De base, notre vie est assez intense, donc on a juste gardé notre rythme habituel.
- Charlotte : Il y a tellement d’inconnus, qu’il est compliqué de s’entraîner pour Pékin Express. On ne sait pas où l’on va, quelles seront les épreuves… Il est difficile de se préparer à stopper des voitures dans un pays étranger dont on ne parle pas la langue, à participer à des épreuves d’immunité qui vous sortent totalement de votre zone de confort… Tout ce que l’on peut faire, c’est se préparer à vivre quelque chose de complètement nouveau.
> Pourriez-vous nous dire quelques mots sur les premiers épisodes ?
- Charlotte : Au fil des trois premiers épisodes, on a été relativement surpris de finir dans le trio de tête et de participer à toutes les épreuves d’immunité. On s’est rendu compte qu’on se débrouille bien, ça nous a donné confiance en nous. Et ça nous a confortées dans notre volonté d’aller le plus loin possible, de n’avoir peur de rien et de donner le maximum. Et puis on arrive à l’épisode 4. On est parties sur les chapeaux de roue mais on n'y arrivait pas… On a eu l’impression d’être complètement hors-jeu, de sortir de la course. L’un des pires souvenirs restera ce moment où je me retrouve à faire l’épreuve finale, en plein centre-ville, à l’heure de pointe, dans le métro après avoir fait un trek de plusieurs heures en pleine nature… Je comprends que je vais faire perdre notre équipe et c’était horrible pour moi. Et finalement, on ouvre l’enveloppe qui nous apprend que l’épreuve n’est pas éliminatoire. Ce sont des montagnes d’émotions.
- Sarah : Il faut dire qu’à la quatrième étape, on est au 12ème jour de course, on commence à ressentir de la fatigue. Dès le départ, on donne tout. Mais c’est une course d’endurance. Il faut tenir, et c’est ce qui est le plus difficile. Rester performants sur la durée. On a aussi sous-estimé le sac à dos et le fait d’avoir 15 kilos sur les épaules, en non-stop, du matin au soir. Il y a donc une accumulation de fatigue, de montées d’adrénaline… Et sur l’épisode 4, ça ne marche pas. Même en mobilisant toute notre énergie, ça ne fonctionne pas ! C’est la vie, parfois cela ne se passe pas comme prévu. Et le plus difficile, c’est de réussir à rebondir.
> Durant ce moment difficile, est-ce que votre proximité vous a aidé ?
- Sarah : Oui, beaucoup. Je connais le caractère de Charlotte, et elle n’aime pas perdre. Sur le trek, je lui répétais : "Si je peux le faire, toi aussi. Ne lâche pas". Quand elle sent qu’elle n’est pas dans les premiers, ça l’énerve. Je savais exactement comment la remotiver.
> Quels ont été les meilleurs moments de la compétition ?
- Sarah : Sans hésiter nos rencontres avec les locaux. Ce qui était le plus surprenant, c’est que le plus souvent ce sont les enfants qui nous prenaient par la main et qui suppliaient leurs parents de nous laisser dormir chez eux. Ils restaient collés à nous toute la soirée. C’était vraiment très difficile de les quitter le lendemain… Ils nous permettaient d’entrer dans leur intimité, de partager leur quotidien. En quelques heures, on avait l’impression de les connaître. Ce sont des souvenirs très forts.
- Charlotte : Ils n’ont rien et pourtant ils faisaient tout pour que l’on se sente bien. Le soir, on se mettait dans nos sacs de couchage et des enfants d’à peine 5 ans venaient nous border avec des couvertures… C’était incroyable de vivre ça. Un jour, alors qu’on repartait de chez lui, un petit garçon qui n’avait rien du tout, nous a offert deux petites noix. On les a gardés précieusement, ce sont nos portes bonheur.
> Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en vivant cette aventure ?
- Charlotte : Quand je regardais les différentes saisons sur M6, je n’imaginais pas que c’était aussi physique ! La production ne nous aide absolument pas. Dès l’instant où l’on est lancé dans le jeu, c’est du non-stop. Pour nous, un épisode dure trois jours. Et puis si on a pas d’argent, on ne mange pas. Si on ne trouve pas de voiture ou que l’on a un coup de fatigue, on va perdre.
- Sarah : Il n’y a pas de répit. Si on décide de s’arrêter manger un bout et reprendre des forces, on sait que l’on va se faire doubler… Tout est si intense que les émotions sont décuplées. C’est incroyable. On se sent tellement vivants ! On n'a jamais vécu ce genre de choses.
> Est-ce que vous diriez que Pékin Express vous a changé ?
- Sarah : On dit qu’il y a un "avant" et un "après" Pékin Express et c’est totalement vrai ! On a bien sûr repris le cours de notre vie et notre quotidien, mais c’est assez troublant de réaliser que l’on a changé. On est plus posées. Et comme le répète souvent Charlotte, cette expérience nous a redonné foi en l’humanité. Surtout après cette période de pandémie, de confinement… On échangeait beaucoup moins. Et nous d’un seul coup, on s’est retrouvées à prendre dans nos bras des enfants, des gens que l’on ne connaissait pas.
- Charlotte : Aujourd’hui, on a une vision du monde élargie. Et dans la vie de tous les jours, je dois avouer que je suis plus "nature-peinture" ! (rires)
> Certains vous ont sous-estimés et vous êtes finalement un duo redoutable…
- Charlotte : Oui, les clichés étaient faciles à faire. En étant deux sœurs de Monaco, on a tout de suite été cataloguées. Certains ont pensé que l’on était incapables de nous débrouiller. Je dois dire qu’on a même été surpris par les réactions de gens proches de nous. Pas nos amis ou notre famille qui nous ont tout de suite soutenu, mais des gens que l’on côtoie et qui pensaient que l’on allait se ridiculiser. Ces remarques nous ont encore plus motivé à faire l’aventure et à prouver à tous ce que l’on a dans le ventre !
> Qu’est-ce qui a motivé votre inscription à Pékin Express 2022 ?
- Charlotte : Depuis des années, je suis une grande fan de ce programme. Que ce soit pour la découverte de pays lointains, le fait d’aller à la rencontre de locaux, le challenge qu’il représente ou bien la notion de dépassement de soi… Je me retrouvais beaucoup dans cette compétition et j’avais toujours rêvé d’y participer. Sauf que la seule personne avec qui je voulais m’inscrire - ma sœur Sarah - n’avait pas la possibilité de laisser son entreprise aussi longtemps. Et puis on a vécu des mois de confinement, de crise sanitaire… Et tout ça l’a fait réfléchir et un jour, elle me dit : "Tu veux toujours participer à Pékin Express ? Si tu es partante, je le fais !" Elle était motivée comme jamais ! (rires)
- Sarah : Après tout ce qu’on a vécu ces dernières années, on avait besoin de bouger. On pouvait toutes les deux se rendre disponibles, alors je me suis dit : "Allez, on tente et on verra bien !" C’était assez spontané. Et très honnêtement, je ne pensais pas du tout qu’on allait être sélectionnées.
> Est-ce que vous vous êtes entraînées ?
- Sarah : Non, on a pas voulu mettre en place de routine particulière. Le fait d’habiter à Monaco, près de la mer, nous permet de pratiquer facilement différents sports. On nage, on fait du Wake, on va à la montagne… De base, notre vie est assez intense, donc on a juste gardé notre rythme habituel.
- Charlotte : Il y a tellement d’inconnus, qu’il est compliqué de s’entraîner pour Pékin Express. On ne sait pas où l’on va, quelles seront les épreuves… Il est difficile de se préparer à stopper des voitures dans un pays étranger dont on ne parle pas la langue, à participer à des épreuves d’immunité qui vous sortent totalement de votre zone de confort… Tout ce que l’on peut faire, c’est se préparer à vivre quelque chose de complètement nouveau.
> Pourriez-vous nous dire quelques mots sur les premiers épisodes ?
- Charlotte : Au fil des trois premiers épisodes, on a été relativement surpris de finir dans le trio de tête et de participer à toutes les épreuves d’immunité. On s’est rendu compte qu’on se débrouille bien, ça nous a donné confiance en nous. Et ça nous a confortées dans notre volonté d’aller le plus loin possible, de n’avoir peur de rien et de donner le maximum. Et puis on arrive à l’épisode 4. On est parties sur les chapeaux de roue mais on n'y arrivait pas… On a eu l’impression d’être complètement hors-jeu, de sortir de la course. L’un des pires souvenirs restera ce moment où je me retrouve à faire l’épreuve finale, en plein centre-ville, à l’heure de pointe, dans le métro après avoir fait un trek de plusieurs heures en pleine nature… Je comprends que je vais faire perdre notre équipe et c’était horrible pour moi. Et finalement, on ouvre l’enveloppe qui nous apprend que l’épreuve n’est pas éliminatoire. Ce sont des montagnes d’émotions.
- Sarah : Il faut dire qu’à la quatrième étape, on est au 12ème jour de course, on commence à ressentir de la fatigue. Dès le départ, on donne tout. Mais c’est une course d’endurance. Il faut tenir, et c’est ce qui est le plus difficile. Rester performants sur la durée. On a aussi sous-estimé le sac à dos et le fait d’avoir 15 kilos sur les épaules, en non-stop, du matin au soir. Il y a donc une accumulation de fatigue, de montées d’adrénaline… Et sur l’épisode 4, ça ne marche pas. Même en mobilisant toute notre énergie, ça ne fonctionne pas ! C’est la vie, parfois cela ne se passe pas comme prévu. Et le plus difficile, c’est de réussir à rebondir.
> Durant ce moment difficile, est-ce que votre proximité vous a aidé ?
- Sarah : Oui, beaucoup. Je connais le caractère de Charlotte, et elle n’aime pas perdre. Sur le trek, je lui répétais : "Si je peux le faire, toi aussi. Ne lâche pas". Quand elle sent qu’elle n’est pas dans les premiers, ça l’énerve. Je savais exactement comment la remotiver.
> Quels ont été les meilleurs moments de la compétition ?
- Sarah : Sans hésiter nos rencontres avec les locaux. Ce qui était le plus surprenant, c’est que le plus souvent ce sont les enfants qui nous prenaient par la main et qui suppliaient leurs parents de nous laisser dormir chez eux. Ils restaient collés à nous toute la soirée. C’était vraiment très difficile de les quitter le lendemain… Ils nous permettaient d’entrer dans leur intimité, de partager leur quotidien. En quelques heures, on avait l’impression de les connaître. Ce sont des souvenirs très forts.
- Charlotte : Ils n’ont rien et pourtant ils faisaient tout pour que l’on se sente bien. Le soir, on se mettait dans nos sacs de couchage et des enfants d’à peine 5 ans venaient nous border avec des couvertures… C’était incroyable de vivre ça. Un jour, alors qu’on repartait de chez lui, un petit garçon qui n’avait rien du tout, nous a offert deux petites noix. On les a gardés précieusement, ce sont nos portes bonheur.
> Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en vivant cette aventure ?
- Charlotte : Quand je regardais les différentes saisons sur M6, je n’imaginais pas que c’était aussi physique ! La production ne nous aide absolument pas. Dès l’instant où l’on est lancé dans le jeu, c’est du non-stop. Pour nous, un épisode dure trois jours. Et puis si on a pas d’argent, on ne mange pas. Si on ne trouve pas de voiture ou que l’on a un coup de fatigue, on va perdre.
- Sarah : Il n’y a pas de répit. Si on décide de s’arrêter manger un bout et reprendre des forces, on sait que l’on va se faire doubler… Tout est si intense que les émotions sont décuplées. C’est incroyable. On se sent tellement vivants ! On n'a jamais vécu ce genre de choses.
> Est-ce que vous diriez que Pékin Express vous a changé ?
- Sarah : On dit qu’il y a un "avant" et un "après" Pékin Express et c’est totalement vrai ! On a bien sûr repris le cours de notre vie et notre quotidien, mais c’est assez troublant de réaliser que l’on a changé. On est plus posées. Et comme le répète souvent Charlotte, cette expérience nous a redonné foi en l’humanité. Surtout après cette période de pandémie, de confinement… On échangeait beaucoup moins. Et nous d’un seul coup, on s’est retrouvées à prendre dans nos bras des enfants, des gens que l’on ne connaissait pas.
- Charlotte : Aujourd’hui, on a une vision du monde élargie. Et dans la vie de tous les jours, je dois avouer que je suis plus "nature-peinture" ! (rires)
> Certains vous ont sous-estimés et vous êtes finalement un duo redoutable…
- Charlotte : Oui, les clichés étaient faciles à faire. En étant deux sœurs de Monaco, on a tout de suite été cataloguées. Certains ont pensé que l’on était incapables de nous débrouiller. Je dois dire qu’on a même été surpris par les réactions de gens proches de nous. Pas nos amis ou notre famille qui nous ont tout de suite soutenu, mais des gens que l’on côtoie et qui pensaient que l’on allait se ridiculiser. Ces remarques nous ont encore plus motivé à faire l’aventure et à prouver à tous ce que l’on a dans le ventre !
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