Art & Culture • Monaco
Quentin Antognelli, Les ambitions du skiffeur monégasque
Rameur ambitieux, Quentin Antognelli a récemment représenté les couleurs de la Principauté aux Jeux Olympiques de Tokyo. Pour nous, le licencié de la société nautique de Monaco revient sur son parcours, son palmarès et ses ambitions pour l’avenir.
- Comment est née votre vocation ?
Mes deux parents étant impliqués dans le monde de l’aviron, ma passion est née très tôt. Mon père est Vice-Président de la société nautique de Monaco, et quand j’étais petit, il était l’entraîneur de la région PACA. J’ai donc rapidement été attiré par les sports nautiques. J’ai fait de la voile, de la natation et enfin de l'aviron, la discipline familiale. J’ai commencé vers 14 ans, et j’ai de suite accroché. J’en faisais avec des amis, au départ pour m’amuser puis plus sérieusement, en compétition. J’ai débuté par les Championnats de France minimes, en double. C’est à partir de 2010 que j’ai ressenti l’envie de m’investir plus sérieusement pour décrocher des résultats.
- Quelles ont été les dates importantes de votre parcours ?
On a obtenu notre premier podium au niveau national, en gagnant les Championnats de France Cadet, en 2010. Les deux années suivantes, en 2011 et 2012 - en Junior - on a atteint deux fois le podium, avec la 3ème et 2ème place, en double. En 2011, j’ai également représenté Monaco aux Championnats du monde, ma toute première participation à une régate internationale. C’était assez impressionnant de se retrouver dans le grand bain. En Skiff Junior, j’ai affronté les meilleurs rameurs de chaque pays. C’était dingue de se confronter à de si grands athlètes. J’ai terminé 20ème. Et l’année suivante, je gagne en Skiff Junior et je me qualifie en équipe de France. J’ai ensuite quitté Monaco. Il n’y avait plus grand monde avec qui ramer en Principauté, j’ai donc rejoint des amis à Lyon, avec l’aval de la société nautique de Monaco, avant de partir pour Oxford. Je ressentais le besoin de changer d’air. J’ai eu l'opportunité de rejoindre l'Université d'Oxford Brookes pour poursuivre mon Master et me perfectionner. C’est l’un des meilleurs centres d’entraînement d’Europe. J’y ai rapidement progressé. Il y avait une très bonne dynamique de groupe. La plupart des gens avec qui je m’entraînais l’an dernier ont été sélectionnés en équipe olympique.
- Pourriez-vous justement nous parler des J.O de Tokyo ?
Les Jeux étaient l’objectif depuis 2016. Tout n’a pas très bien commencé car lors de la régate des qualifications, en Italie, je ne passe pas. Je rentre donc à Oxford. Et finalement j’ai reçu un appel m’annonçant que l’on m’avait accordé une wild card. Pour les Jeux olympiques, plusieurs fédérations sportives accordent ces wild cards dans le but d’aider à la promotion de certains sports ou permettre à des nations d’être assez représentées, ce qui était notre cas. Je suis tombé des nues quand je l’ai appris. Je n’ai pas trop su comment réagir. Mais je savais que j’étais prêt. On connaissait la plupart des rameurs contre lesquels on allait concourir, on a donc pu se fixer un objectif assez réaliste. Et l’on a réussi à l’atteindre.
- Pourriez-vous nous parler plus en détail de cette expérience…
Je n’ai jamais été aussi stressé au départ d’une course. J’avais des étoiles plein les yeux. Il y avait les fameux anneaux olympiques un peu partout, des caméras, des drones… Je me suis laissé un peu dépasser par le contexte. Je me répétais : "j’y suis, c’est excellent !" (rires) Et je suis passé à côté de ma première course. Plus tard, en échangeant avec d’autres sportifs qui avaient déjà participé aux Jeux, j’ai finalement réussi à me concentrer, et me focaliser sur mes objectifs. La cérémonie d’ouverture a également été un moment très fort. Je portais le drapeau, je représentais les couleurs de mon pays, de la Principauté. C’était incroyable, une véritable décharge émotionnelle.
- Quels ont été vos résultats aux J.O ?
En série, je termine 4ème. Cela ne me permet pas de me qualifier directement pour la suite. Je suis donc au repêchage et je passe. En quart de finale, c’était assez tendu. C’était au-delà de mon objectif, et j’arrive assez confiant sur ce que je pouvais réaliser. J’essaie de jouer la troisième place. Car les deux premiers j’étais certain de ne pas les battre, il y avait le Norvégien qui termine Vice-Champion Olympique et le Grec qui termine Champion Olympique. J’ai finalement terminé 4ème, assez content du résultat. J’ai fait une bonne course. Cela m’a permis de voir qu’aux Jeux Olympiques j’ai pu rivaliser avec les meilleurs et obtenir une bonne place.
- Quels sont vos prochains objectifs?
Après les Jeux, je suis retourné en Angleterre afin de participer aux régates royales de Henley où l’on a été éliminé en demi-finales. Mais après avoir réalisé une très belle course. Ensuite, j’ai fait une petite pause. Et aujourd’hui, on se prépare pour les Championnats du monde en pleine mer qui se dérouleront au Portugal, en deux temps. Les Beach Sprint sur 500 mètres avec des passages de bouées, et les Coastal Rowing en pleine mer, le tout en octobre prochain.
- En quoi est-ce différent d’être un athlète monégasque ?
Oui, forcément car on se sent tous très proches de notre pays. En tant que Monégasque, on est très fier de représenter la Principauté. C’est particulier car nous sommes très peu au sein de la délégation, ce qui permet une grande proximité entre nous. Les rameurs français et anglais m’expliquaient que cette année, en raison des restrictions dûes au Covid, ils ont eu très peu d’échanges avec les sportifs des autres disciplines qui composent leur délégation. Nous cela n’a pas été le cas, on a pu rester tous ensemble. Ce qui m’a permis d'apprendre plein de choses sur le judo et le tennis de table, deux sports dont je ne connaissais rien ! (rires). Tout le monde a été ravi de pouvoir discuter et échanger avec d’autres passionnés, et de Monaco en plus.
- Comment est née votre vocation ?
Mes deux parents étant impliqués dans le monde de l’aviron, ma passion est née très tôt. Mon père est Vice-Président de la société nautique de Monaco, et quand j’étais petit, il était l’entraîneur de la région PACA. J’ai donc rapidement été attiré par les sports nautiques. J’ai fait de la voile, de la natation et enfin de l'aviron, la discipline familiale. J’ai commencé vers 14 ans, et j’ai de suite accroché. J’en faisais avec des amis, au départ pour m’amuser puis plus sérieusement, en compétition. J’ai débuté par les Championnats de France minimes, en double. C’est à partir de 2010 que j’ai ressenti l’envie de m’investir plus sérieusement pour décrocher des résultats.
- Quelles ont été les dates importantes de votre parcours ?
On a obtenu notre premier podium au niveau national, en gagnant les Championnats de France Cadet, en 2010. Les deux années suivantes, en 2011 et 2012 - en Junior - on a atteint deux fois le podium, avec la 3ème et 2ème place, en double. En 2011, j’ai également représenté Monaco aux Championnats du monde, ma toute première participation à une régate internationale. C’était assez impressionnant de se retrouver dans le grand bain. En Skiff Junior, j’ai affronté les meilleurs rameurs de chaque pays. C’était dingue de se confronter à de si grands athlètes. J’ai terminé 20ème. Et l’année suivante, je gagne en Skiff Junior et je me qualifie en équipe de France. J’ai ensuite quitté Monaco. Il n’y avait plus grand monde avec qui ramer en Principauté, j’ai donc rejoint des amis à Lyon, avec l’aval de la société nautique de Monaco, avant de partir pour Oxford. Je ressentais le besoin de changer d’air. J’ai eu l'opportunité de rejoindre l'Université d'Oxford Brookes pour poursuivre mon Master et me perfectionner. C’est l’un des meilleurs centres d’entraînement d’Europe. J’y ai rapidement progressé. Il y avait une très bonne dynamique de groupe. La plupart des gens avec qui je m’entraînais l’an dernier ont été sélectionnés en équipe olympique.
- Pourriez-vous justement nous parler des J.O de Tokyo ?
Les Jeux étaient l’objectif depuis 2016. Tout n’a pas très bien commencé car lors de la régate des qualifications, en Italie, je ne passe pas. Je rentre donc à Oxford. Et finalement j’ai reçu un appel m’annonçant que l’on m’avait accordé une wild card. Pour les Jeux olympiques, plusieurs fédérations sportives accordent ces wild cards dans le but d’aider à la promotion de certains sports ou permettre à des nations d’être assez représentées, ce qui était notre cas. Je suis tombé des nues quand je l’ai appris. Je n’ai pas trop su comment réagir. Mais je savais que j’étais prêt. On connaissait la plupart des rameurs contre lesquels on allait concourir, on a donc pu se fixer un objectif assez réaliste. Et l’on a réussi à l’atteindre.
- Pourriez-vous nous parler plus en détail de cette expérience…
Je n’ai jamais été aussi stressé au départ d’une course. J’avais des étoiles plein les yeux. Il y avait les fameux anneaux olympiques un peu partout, des caméras, des drones… Je me suis laissé un peu dépasser par le contexte. Je me répétais : "j’y suis, c’est excellent !" (rires) Et je suis passé à côté de ma première course. Plus tard, en échangeant avec d’autres sportifs qui avaient déjà participé aux Jeux, j’ai finalement réussi à me concentrer, et me focaliser sur mes objectifs. La cérémonie d’ouverture a également été un moment très fort. Je portais le drapeau, je représentais les couleurs de mon pays, de la Principauté. C’était incroyable, une véritable décharge émotionnelle.
- Quels ont été vos résultats aux J.O ?
En série, je termine 4ème. Cela ne me permet pas de me qualifier directement pour la suite. Je suis donc au repêchage et je passe. En quart de finale, c’était assez tendu. C’était au-delà de mon objectif, et j’arrive assez confiant sur ce que je pouvais réaliser. J’essaie de jouer la troisième place. Car les deux premiers j’étais certain de ne pas les battre, il y avait le Norvégien qui termine Vice-Champion Olympique et le Grec qui termine Champion Olympique. J’ai finalement terminé 4ème, assez content du résultat. J’ai fait une bonne course. Cela m’a permis de voir qu’aux Jeux Olympiques j’ai pu rivaliser avec les meilleurs et obtenir une bonne place.
- Quels sont vos prochains objectifs?
Après les Jeux, je suis retourné en Angleterre afin de participer aux régates royales de Henley où l’on a été éliminé en demi-finales. Mais après avoir réalisé une très belle course. Ensuite, j’ai fait une petite pause. Et aujourd’hui, on se prépare pour les Championnats du monde en pleine mer qui se dérouleront au Portugal, en deux temps. Les Beach Sprint sur 500 mètres avec des passages de bouées, et les Coastal Rowing en pleine mer, le tout en octobre prochain.
- En quoi est-ce différent d’être un athlète monégasque ?
Oui, forcément car on se sent tous très proches de notre pays. En tant que Monégasque, on est très fier de représenter la Principauté. C’est particulier car nous sommes très peu au sein de la délégation, ce qui permet une grande proximité entre nous. Les rameurs français et anglais m’expliquaient que cette année, en raison des restrictions dûes au Covid, ils ont eu très peu d’échanges avec les sportifs des autres disciplines qui composent leur délégation. Nous cela n’a pas été le cas, on a pu rester tous ensemble. Ce qui m’a permis d'apprendre plein de choses sur le judo et le tennis de table, deux sports dont je ne connaissais rien ! (rires). Tout le monde a été ravi de pouvoir discuter et échanger avec d’autres passionnés, et de Monaco en plus.
