Art & Culture • Monaco
Lou Beyne, Née pour danser
Inspiré par sa personnalité, le chorégraphe-directeur des Ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot a fait de Lou Beyne sa Coppélia… Pour Télé Monaco Magazine, la danseuse s’est confiée sur son parcours semé d’embûches, sa persévérance et finalement ses plus beaux rôles.
- Comment est née votre vocation pour la danse ?
Pour être complètement honnête, je ne sais pas vraiment l’expliquer… Mais je sais que j’ai toujours dansé, depuis toute petite. J’ai grandi dans une famille un peu Rock’n’rol (rires), il y avait toujours de la musique à la maison. Et un jour mon père - qui a un œil assez artistique - a remarqué que j’avais une certaine facilité, une musicalité… C’est donc lui qui a pris la décision de m’inscrire à mes premiers cours de danse classique.
- Quelle formation avez-vous suivie ?
J’ai débuté dans un petit conservatoire de quartier, avant d’être transférée dans une école plus dynamique, avec un objectif de formation plus professionnel. En parallèle, j’ai passé des auditions pour plusieurs grandes écoles comme l’Opéra de Paris mais je n’ai jamais été prise. C’était assez difficile à vivre, surtout à l’adolescence. Sortir d’une petite école et tenter une carrière professionnelle a été un véritable challenge mais je n’ai jamais abandonné. Je ne me posais pas de question, ce n’était pas envisageable. Ma passion était trop grande. L’année de mon bac, après de très nombreuses auditions manquées, j’ai finalement été prise à Zurich.
- Comment se sont passées les étapes suivantes ?
Après une saison mitigée à Zurich, j’ai décidé de voir autre chose et j’ai été engagée en Allemagne, à Magdeburg. Le chorégraphe était un Cubain, très ambitieux et plein d’idées. Il était connu pour pousser ses danseurs. J’avais 19 ans et ce rythme intense était exactement ce que je recherchais. J’ai débuté en tant que corps de Ballet et j’ai évolué au fil des saisons, jusqu’à atteindre le titre le plus prestigieux. Je suis restée 7 ans et j’y ai dansé quasiment tous les ballets classiques du répertoire, de La Sylphide, au Corsaire, en passant par Roméo et Juliette ou la Belle au bois dormant… A cette époque, j’ai auditionné à deux reprises pour intégrer les Ballets de Monte-Carlo, c’était mon objectif. C’est finalement le troisième essai qui a été concluant et en 2018, j’intégrais la compagnie.
- Pourriez-vous nous parler de votre arrivée à Monaco ?
Jean-Christophe Maillot m’a engagée en tant que corps de Ballet. Je revenais au poste le plus bas, mais cela me convenait. Je voulais tout connaître. Pour ma première saison, je m’étais fixée l’objectif d’apprendre un rôle mais pas forcément de l’interpréter. Trois semaines après mon admission, on s’envolait au Mexique pour jouer Lac. Jean-Christophe m’a fait apprendre plusieurs rôles dont la variation de la vaniteuse et le rôle de la Reine. Et finalement, j’ai tout dansé. J’étais aux anges. Mon objectif était déjà dépassé. Je me suis donnée à fond, je regardais en boucle la vidéo des entraînements… Cela reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Depuis votre arrivée aux Ballets de Monte-Carlo vous enchaînez les moments forts…
Oui, c’est vrai. La même saison, Jean-Christophe a créé le ballet Core Meu dans lequel j’ai un petit rôle qu’il a imaginé en partie sur moi. Ce qui était assez incroyable. On est ensuite parti en Australie et j’ai interprété le Cygne blanc dans Lac, encore un souvenir magique. Ensuite, Jean-Christophe a travaillé sur Coppél-i.A., et j’ai eu l’immense honneur d’apprendre que j’étais Coppélia… C’était quelque chose d’exceptionnel. Quand un chorégraphe imagine un rôle pour vous, en tant que danseuse c’est un moment spécial et unique. On a travaillé ensemble sur ce rôle jusqu’à la première. C’est une expérience inoubliable.
- Pourriez-vous nous en dire plus sur ces séances de travail ?
Cette période a été très intense, à la fois physiquement et psychologiquement. On se donne entièrement. Toute votre âme est focalisée sur ce rôle. Le soir, je regardais les vidéos des répétitions pour prendre conscience de petits détails ou mieux comprendre certaines remarques de Jean-Christophe. C’est un véritable travail d’échanges. Si Jean-Christophe nous donne une direction et des consignes, c’est ensuite à nous de les interpréter. Avec Coppélia, il m’a laissé des libertés. Il nous laisse toujours la possibilité d’être nous-même. C’est très important. Il ne cherche pas à nous mettre dans un moule, bien au contraire. Il nous redirige si l’on fait fausse route tout en nous laissant libres d’exprimer notre personnalité sur scène.
- Comment vivez-vous la période des fêtes de fin d’année ?
C’est assez particulier pour moi car mon anniversaire est le 23 décembre… Et cette année, j’ai 30 ans ! Je franchis un cap… (rires) Mais plus largement, pour nous les fêtes de fin d’année sont synonymes de travail. C’est une période très intense mais on est tous ravis de pouvoir danser. Surtout après les mois très difficiles que l’on a vécu l’année dernière. Chaque saison, nous avons une première, juste après Noël. Cette année, on interprète Casse Noisette Cie, un ballet très joyeux et d’autant plus magique en période de Noël. Fin janvier, on partira normalement en Espagne pour danser Romeo et Juliette. Et le 31 décembre, les Ballets organisent toujours une belle fête. L’année dernière, j’ai célébré Noël en famille au mois d’avril. On s’est offert nos cadeaux, on a profité ensemble. On s’adapte, tout est possible ! (rires)
- Comment est née votre vocation pour la danse ?
Pour être complètement honnête, je ne sais pas vraiment l’expliquer… Mais je sais que j’ai toujours dansé, depuis toute petite. J’ai grandi dans une famille un peu Rock’n’rol (rires), il y avait toujours de la musique à la maison. Et un jour mon père - qui a un œil assez artistique - a remarqué que j’avais une certaine facilité, une musicalité… C’est donc lui qui a pris la décision de m’inscrire à mes premiers cours de danse classique.
- Quelle formation avez-vous suivie ?
J’ai débuté dans un petit conservatoire de quartier, avant d’être transférée dans une école plus dynamique, avec un objectif de formation plus professionnel. En parallèle, j’ai passé des auditions pour plusieurs grandes écoles comme l’Opéra de Paris mais je n’ai jamais été prise. C’était assez difficile à vivre, surtout à l’adolescence. Sortir d’une petite école et tenter une carrière professionnelle a été un véritable challenge mais je n’ai jamais abandonné. Je ne me posais pas de question, ce n’était pas envisageable. Ma passion était trop grande. L’année de mon bac, après de très nombreuses auditions manquées, j’ai finalement été prise à Zurich.
- Comment se sont passées les étapes suivantes ?
Après une saison mitigée à Zurich, j’ai décidé de voir autre chose et j’ai été engagée en Allemagne, à Magdeburg. Le chorégraphe était un Cubain, très ambitieux et plein d’idées. Il était connu pour pousser ses danseurs. J’avais 19 ans et ce rythme intense était exactement ce que je recherchais. J’ai débuté en tant que corps de Ballet et j’ai évolué au fil des saisons, jusqu’à atteindre le titre le plus prestigieux. Je suis restée 7 ans et j’y ai dansé quasiment tous les ballets classiques du répertoire, de La Sylphide, au Corsaire, en passant par Roméo et Juliette ou la Belle au bois dormant… A cette époque, j’ai auditionné à deux reprises pour intégrer les Ballets de Monte-Carlo, c’était mon objectif. C’est finalement le troisième essai qui a été concluant et en 2018, j’intégrais la compagnie.
- Pourriez-vous nous parler de votre arrivée à Monaco ?
Jean-Christophe Maillot m’a engagée en tant que corps de Ballet. Je revenais au poste le plus bas, mais cela me convenait. Je voulais tout connaître. Pour ma première saison, je m’étais fixée l’objectif d’apprendre un rôle mais pas forcément de l’interpréter. Trois semaines après mon admission, on s’envolait au Mexique pour jouer Lac. Jean-Christophe m’a fait apprendre plusieurs rôles dont la variation de la vaniteuse et le rôle de la Reine. Et finalement, j’ai tout dansé. J’étais aux anges. Mon objectif était déjà dépassé. Je me suis donnée à fond, je regardais en boucle la vidéo des entraînements… Cela reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Depuis votre arrivée aux Ballets de Monte-Carlo vous enchaînez les moments forts…
Oui, c’est vrai. La même saison, Jean-Christophe a créé le ballet Core Meu dans lequel j’ai un petit rôle qu’il a imaginé en partie sur moi. Ce qui était assez incroyable. On est ensuite parti en Australie et j’ai interprété le Cygne blanc dans Lac, encore un souvenir magique. Ensuite, Jean-Christophe a travaillé sur Coppél-i.A., et j’ai eu l’immense honneur d’apprendre que j’étais Coppélia… C’était quelque chose d’exceptionnel. Quand un chorégraphe imagine un rôle pour vous, en tant que danseuse c’est un moment spécial et unique. On a travaillé ensemble sur ce rôle jusqu’à la première. C’est une expérience inoubliable.
- Pourriez-vous nous en dire plus sur ces séances de travail ?
Cette période a été très intense, à la fois physiquement et psychologiquement. On se donne entièrement. Toute votre âme est focalisée sur ce rôle. Le soir, je regardais les vidéos des répétitions pour prendre conscience de petits détails ou mieux comprendre certaines remarques de Jean-Christophe. C’est un véritable travail d’échanges. Si Jean-Christophe nous donne une direction et des consignes, c’est ensuite à nous de les interpréter. Avec Coppélia, il m’a laissé des libertés. Il nous laisse toujours la possibilité d’être nous-même. C’est très important. Il ne cherche pas à nous mettre dans un moule, bien au contraire. Il nous redirige si l’on fait fausse route tout en nous laissant libres d’exprimer notre personnalité sur scène.
- Comment vivez-vous la période des fêtes de fin d’année ?
C’est assez particulier pour moi car mon anniversaire est le 23 décembre… Et cette année, j’ai 30 ans ! Je franchis un cap… (rires) Mais plus largement, pour nous les fêtes de fin d’année sont synonymes de travail. C’est une période très intense mais on est tous ravis de pouvoir danser. Surtout après les mois très difficiles que l’on a vécu l’année dernière. Chaque saison, nous avons une première, juste après Noël. Cette année, on interprète Casse Noisette Cie, un ballet très joyeux et d’autant plus magique en période de Noël. Fin janvier, on partira normalement en Espagne pour danser Romeo et Juliette. Et le 31 décembre, les Ballets organisent toujours une belle fête. L’année dernière, j’ai célébré Noël en famille au mois d’avril. On s’est offert nos cadeaux, on a profité ensemble. On s’adapte, tout est possible ! (rires)
www.balletsdemontecarlo.com • www.bmcstream.com • @lesballetsdemontecarlo
