Art & Culture • Monaco
L’ange gardien des commissaires de course
En orange ou en jaune, ils sont les garants de la sécurité des compétitions organisées par l’ACM. Rencontre avec leur "boss", Jean-Michel Matas.
Commissaire Général Adjoint de l’Automobile Club de Monaco, en charge des commissaires, Jean Michel Matas a débuté en 1972, l’année où le président Michel Boeri a été élu pour la première fois. Il a donc vécu tous les changements intervenus en une cinquantaine d’années. Ancien pilote de rallyes, il n’a pourtant jamais couru le Monte Carlo, sauf en électrique...
- Quel est le rôle des commissaires de piste ?
Les commissaires assurent la sécurité sur le circuit, celle des pilotes bien sûr mais aussi celle des spectateurs. C’est une fonction qui demande une très grande vigilance, également pour eux : le métier de pilote c’est de prendre des risques, pas celui des commissaires. Il y a les commissaires d’intervention sur la piste dont le rôle est d’assister le pilote accidenté, dégager les voitures, ramasser débris, le plus rapidement possible, et rendre la piste praticable. Ils ont aussi un rôle important dans la signalisation, que ce soit à l’aide des drapeaux ou des panneaux lumineux. C’est primordial à Monaco, circuit sinueux où les pilotes ont très peu de visibilité. Nous avons également des commissaires de feu dont le rôle est d’assister et sécuriser les pompiers lors d’une intervention. Ils assistent également l’évacuation des voitures accidentées.
- Interviennent-ils sur la régularité de la course ?
Oui. Dans les signaleurs, nous avons aussi les "juges de faits" qui indiquent à la direction de course si un concurrent a par exemple coupé volontairement ou involontairement une chicane. C’est ensuite à la direction de prendre la décision adéquate.
- Combien de commissaires selon les épreuves ?
Le corps des commissaires c’est environ 700 hommes et femmes, tous bénévoles bien sûr. Que ce soit en Historique, en Formule E ou en F1, nous disposons d’environ 660 commissaires en piste, dont des "perchmen" chargés de tirer un blessé électrocuté en Formule électrique, catégorie qui demande une formation particulière, avec des feux lumineux (vert, bleu, rouge) spécifiques.
- Comment devient-on commissaire ?
La première condition est d’être membre de l’ACM et passionné de course auto, que ce soit piste ou route car nos commissaires interviennent aussi dans les trois rallyes que nous organisons. Il faut aussi être domicilié à Monaco ou dans les environs proches, signer une charte de bonne conduite, fournir un certificat médical attestant l’aptitude, suivre les stages de formation, avoir entre 18 et 40 ans et mesurer au minimum 1,60m. Il faut également comprendre et parler le français !
- Pour un commissaire, nen quoi le circuit de Monaco nest-il particulier ?
C’est un circuit en ville, étroit, où les échappatoires sont rares, et donc plus dangereux. Mais nos hommes connaissent parfaitement les zones à risques et sont très réactifs. Il y a aussi les commissaires de stands, habillés en jaune alors que ceux de piste sont en orange. Ils règlent la sécurité dans les stands et au départ.
- Un gros danger dans le tunnel ?
Contrairement au passé, il est entièrement éclairé mais il est en courbe et abordé à très grande vitesse. Le risque est plus élevé dans les premiers tours où les voitures sont encore groupées. Mais les glissières sont surélevées et aucun commissaire n’ira sur la piste avant le drapeau rouge.
- Assure-t-on ce poste par passion de la course ou du secours et de la sécurité ?
Un peu les deux, car s’il faut bien sûr aimer le sport auto, il faut accepter les règles de sécurité pour tout le monde.
Commissaire Général Adjoint de l’Automobile Club de Monaco, en charge des commissaires, Jean Michel Matas a débuté en 1972, l’année où le président Michel Boeri a été élu pour la première fois. Il a donc vécu tous les changements intervenus en une cinquantaine d’années. Ancien pilote de rallyes, il n’a pourtant jamais couru le Monte Carlo, sauf en électrique...
- Quel est le rôle des commissaires de piste ?
Les commissaires assurent la sécurité sur le circuit, celle des pilotes bien sûr mais aussi celle des spectateurs. C’est une fonction qui demande une très grande vigilance, également pour eux : le métier de pilote c’est de prendre des risques, pas celui des commissaires. Il y a les commissaires d’intervention sur la piste dont le rôle est d’assister le pilote accidenté, dégager les voitures, ramasser débris, le plus rapidement possible, et rendre la piste praticable. Ils ont aussi un rôle important dans la signalisation, que ce soit à l’aide des drapeaux ou des panneaux lumineux. C’est primordial à Monaco, circuit sinueux où les pilotes ont très peu de visibilité. Nous avons également des commissaires de feu dont le rôle est d’assister et sécuriser les pompiers lors d’une intervention. Ils assistent également l’évacuation des voitures accidentées.
- Interviennent-ils sur la régularité de la course ?
Oui. Dans les signaleurs, nous avons aussi les "juges de faits" qui indiquent à la direction de course si un concurrent a par exemple coupé volontairement ou involontairement une chicane. C’est ensuite à la direction de prendre la décision adéquate.
- Combien de commissaires selon les épreuves ?
Le corps des commissaires c’est environ 700 hommes et femmes, tous bénévoles bien sûr. Que ce soit en Historique, en Formule E ou en F1, nous disposons d’environ 660 commissaires en piste, dont des "perchmen" chargés de tirer un blessé électrocuté en Formule électrique, catégorie qui demande une formation particulière, avec des feux lumineux (vert, bleu, rouge) spécifiques.
- Comment devient-on commissaire ?
La première condition est d’être membre de l’ACM et passionné de course auto, que ce soit piste ou route car nos commissaires interviennent aussi dans les trois rallyes que nous organisons. Il faut aussi être domicilié à Monaco ou dans les environs proches, signer une charte de bonne conduite, fournir un certificat médical attestant l’aptitude, suivre les stages de formation, avoir entre 18 et 40 ans et mesurer au minimum 1,60m. Il faut également comprendre et parler le français !
- Pour un commissaire, nen quoi le circuit de Monaco nest-il particulier ?
C’est un circuit en ville, étroit, où les échappatoires sont rares, et donc plus dangereux. Mais nos hommes connaissent parfaitement les zones à risques et sont très réactifs. Il y a aussi les commissaires de stands, habillés en jaune alors que ceux de piste sont en orange. Ils règlent la sécurité dans les stands et au départ.
- Un gros danger dans le tunnel ?
Contrairement au passé, il est entièrement éclairé mais il est en courbe et abordé à très grande vitesse. Le risque est plus élevé dans les premiers tours où les voitures sont encore groupées. Mais les glissières sont surélevées et aucun commissaire n’ira sur la piste avant le drapeau rouge.
- Assure-t-on ce poste par passion de la course ou du secours et de la sécurité ?
Un peu les deux, car s’il faut bien sûr aimer le sport auto, il faut accepter les règles de sécurité pour tout le monde.
