Art & Culture • Monaco
Elizabeth Vidal, Star de l’art Lyrique
Plébiscitée dans le monde entier pour ses rôles de soprano colorature, Elizabeth Vidal s’est produite sur des scènes internationales aussi prestigieuses que le Lincoln Center de New York, les Arènes de Vérone ou Covent Garden à Londres. Également star du petit écran, la chanteuse d’opéra revient pour Télé Monaco sur ses nombreuses actualités.
- Quel est votre meilleur souvenir de soprano ?
Ma vie de chanteuse est ponctuée d’événements marquants. Je retiens tout, sans exception. Et si je devais un jour me réincarner, je ne changerais rien ! Je ne vis que pour la musique, et j’ai consacré ma vie à la quête du son pur, du son libre qui éclaire sur la connaissance de soi et des autres. J’ai aussi eu la chance incroyable de voyager dans tous les pays du monde, d’aller à la rencontre de très nombreuses cultures, d’apprendre à les connaître et les comprendre. Parmi mes souvenirs les plus forts, il y a bien évidemment mes nominations aux Victoires de la musique, en 1991 et 1995, où j’ai eu la chance de rencontrer des personnalités mythiques en dehors du monde classique, comme Yves Montand ou Johnny Hallyday. Le monde du show-biz reconnaît bien souvent à sa juste valeur l’énorme travail de maîtrise technique, effectué par les acteurs du Classique, et cela fait du bien ! Un autre moment fort et récent a été ma rencontre avec Jean Renard, le compositeur de Johnny Hallyday qui a notamment écrit le célèbre Que je t’aime. Voilà un être d’une vaste créativité qui manie l’écriture musicale avec la maestria d’un compositeur du Classique. Une rencontre sur mesure pour moi, car après notre entrevue, il a eu la bonté de m’écrire le rôle principal de son opéra rock, intitulé Lizadora et destiné à une tournée dans les plus grandes salles de spectacle.
- Peut-on en savoir plus sur ce beau projet ?
Oui bien sûr, cette création a pour thèmes le réchauffement climatique, la pollution et la préservation de Dame Nature, avec pour personnage central Lizadora qui flotte au-dessus du temps et de l’espace, afin d’enseigner aux humains de petites choses du quotidien qui permettent de protéger l’environnement. Il y a également une approche liée à l’écoute de l’autre et la notion de “famille humaine”. Hélas ! le covid nous a poussés à décaler son lancement, mais il est désormais programmé pour mars 2023. Comme le dit Jean Renard : “L’idée est d’utiliser la vibration pure, virtuose et intemporelle d’une voix pour sensibiliser au respect que l’on doit à notre planète”.
- En parallèle à votre carrière de soprano, vous êtes devenue star du petit écran…
Depuis déjà plusieurs années, j’ai eu la chance d’enchaîner différents projets à la télévision. J’ai démarré aux côtés de Jacques Martin qui a fait de moi l’une des invités récurrentes de l’émission de divertissement Le monde est à vous, sur France 2. L’idée était d’interpréter des airs très populaires qui permettaient aux téléspectateurs de finalement réaliser qu’ils aimaient déjà l’opéra, sans même le savoir. Il est très important pour moi de participer à rendre l’opéra accessible au plus grand nombre. Toujours sur France Télévision, j’ai également pris part à une trentaine d’émissions de Musiques au cœur avec Ève Ruggiéri. Ou encore Les Nocturnales aux côtés d’Alain Duault. J’ai ensuite été contactée par Universal Music pour développer un projet qui a établi un pont entre le Classique et la Pop, un album baptisé La Cantadora. Une idée qui a provoqué une véritable dynamique et qui m’a permis d’être remarquée par les décideurs de France télévision, et c’est ainsi que j’ai intégré le jury historique de l’émission Prodiges, destinée à révéler de jeunes talents du Classique, sur France 2. C’est là que j’ai rencontré la fabuleuse Marianne James qui est depuis devenue, une amie très chère.
- Marianne James a d’ailleurs participé à votre événement Les Nuits Lyriques de l’Hippodrome…
Oui effectivement, Marianne nous a rejoints en 2021, dans le cadre de la seconde édition des Nuits Lyriques, un rendez-vous que j’ai imaginé avec mon époux, le baryton André François Cognet. Nous en sommes les co-directeurs artistiques, et Marianne nous a fait l’honneur de présenter l’édition 2021. Cet événement qui se déroule à l’Hippodrome de la Côte d’Azur est en quelque sorte une suite logique à l’émission Prodiges car il permet à ces jeunes artistes de se produire et de roder leur répertoire, en performant face à un vaste public. Quelques-uns des meilleurs participants à l’émission, dont Lynn, une jeune violoncelliste incroyable — se sont produits à Cagnes-sur-Mer. En trois ans, 12 prodiges — ayant participé à l’émission — ont été à l’affiche des Nuits Lyriques, très souvent en amont de leur sélection. L’idée est d’assister au concert de futures stars, avant même que leur carrière ne soit lancée.
- Pourriez-vous nous dire quelques mots sur la prodige monégasque Stella Almondo ?
J’ai assumé sa préparation pour l’émission Prodiges, nous avons travaillé sur différents aspects liés au fait de se produire sur un plateau TV. C’était sa première émission, il fallait donc l’aider à maîtriser sa gestuelle, sa posture… À la télévision, on est dans l’immédiateté. Pour ne pas passer à côté de sa performance et convaincre, il faut être “au top” à l’instant T. C’était un travail passionnant et l’une des qualités de Stella est son adaptabilité. En quelques heures, elle a compris ce que l’on attendait d’elle et elle a su progresser, tout en canalisant son énergie. Le but n’est pas d’être le vainqueur, et participer est déjà une victoire. Stella a merveilleusement joué, mais elle n’a pas gagné. Comme la déception ne doit pas ternir la passion, j’ai discuté avec un autre juré, le violoncelliste Gautier Capuçon afin qu’il lui permette de se produise à ses côtés, dans le cadre du 39e “Festival des Heures Musicales” de la ville de Biot. L’idée était de valoriser son talent et de ne pas la laisser sur un échec qui aurait pu être préjudiciable pour elle. Depuis, elle enchaîne les festivals.
- Serait-il possible d’en savoir plus sur le CFA d’Art lyrique ?
Encore une fois, c’est aux côtés de mon mari que j’ai participé au lancement, en janvier 2022, du tout premier CFA d’Art lyrique de France, en concertation avec la Métropole Nice Côte d’Azur. Toutes les tessitures vocales sont représentées et nous avons sélectionné 15 chanteurs préprofessionnels afin de les aider à peaufiner leur art. L’Opéra de Nice étant partie prenante de ce beau projet, le CFA dispense une formation professionnalisante et beaucoup d’étudiants ont été embauchés dès la fin de cette première session, en mai dernier. Pour l’instant, nous n’avons pas d’étudiants monégasques, mais ils sont bien évidemment les bienvenus. Un prochain recrutement aura lieu le 24 septembre prochain.
- Quel est votre meilleur souvenir de soprano ?
Ma vie de chanteuse est ponctuée d’événements marquants. Je retiens tout, sans exception. Et si je devais un jour me réincarner, je ne changerais rien ! Je ne vis que pour la musique, et j’ai consacré ma vie à la quête du son pur, du son libre qui éclaire sur la connaissance de soi et des autres. J’ai aussi eu la chance incroyable de voyager dans tous les pays du monde, d’aller à la rencontre de très nombreuses cultures, d’apprendre à les connaître et les comprendre. Parmi mes souvenirs les plus forts, il y a bien évidemment mes nominations aux Victoires de la musique, en 1991 et 1995, où j’ai eu la chance de rencontrer des personnalités mythiques en dehors du monde classique, comme Yves Montand ou Johnny Hallyday. Le monde du show-biz reconnaît bien souvent à sa juste valeur l’énorme travail de maîtrise technique, effectué par les acteurs du Classique, et cela fait du bien ! Un autre moment fort et récent a été ma rencontre avec Jean Renard, le compositeur de Johnny Hallyday qui a notamment écrit le célèbre Que je t’aime. Voilà un être d’une vaste créativité qui manie l’écriture musicale avec la maestria d’un compositeur du Classique. Une rencontre sur mesure pour moi, car après notre entrevue, il a eu la bonté de m’écrire le rôle principal de son opéra rock, intitulé Lizadora et destiné à une tournée dans les plus grandes salles de spectacle.
- Peut-on en savoir plus sur ce beau projet ?
Oui bien sûr, cette création a pour thèmes le réchauffement climatique, la pollution et la préservation de Dame Nature, avec pour personnage central Lizadora qui flotte au-dessus du temps et de l’espace, afin d’enseigner aux humains de petites choses du quotidien qui permettent de protéger l’environnement. Il y a également une approche liée à l’écoute de l’autre et la notion de “famille humaine”. Hélas ! le covid nous a poussés à décaler son lancement, mais il est désormais programmé pour mars 2023. Comme le dit Jean Renard : “L’idée est d’utiliser la vibration pure, virtuose et intemporelle d’une voix pour sensibiliser au respect que l’on doit à notre planète”.
- En parallèle à votre carrière de soprano, vous êtes devenue star du petit écran…
Depuis déjà plusieurs années, j’ai eu la chance d’enchaîner différents projets à la télévision. J’ai démarré aux côtés de Jacques Martin qui a fait de moi l’une des invités récurrentes de l’émission de divertissement Le monde est à vous, sur France 2. L’idée était d’interpréter des airs très populaires qui permettaient aux téléspectateurs de finalement réaliser qu’ils aimaient déjà l’opéra, sans même le savoir. Il est très important pour moi de participer à rendre l’opéra accessible au plus grand nombre. Toujours sur France Télévision, j’ai également pris part à une trentaine d’émissions de Musiques au cœur avec Ève Ruggiéri. Ou encore Les Nocturnales aux côtés d’Alain Duault. J’ai ensuite été contactée par Universal Music pour développer un projet qui a établi un pont entre le Classique et la Pop, un album baptisé La Cantadora. Une idée qui a provoqué une véritable dynamique et qui m’a permis d’être remarquée par les décideurs de France télévision, et c’est ainsi que j’ai intégré le jury historique de l’émission Prodiges, destinée à révéler de jeunes talents du Classique, sur France 2. C’est là que j’ai rencontré la fabuleuse Marianne James qui est depuis devenue, une amie très chère.
- Marianne James a d’ailleurs participé à votre événement Les Nuits Lyriques de l’Hippodrome…
Oui effectivement, Marianne nous a rejoints en 2021, dans le cadre de la seconde édition des Nuits Lyriques, un rendez-vous que j’ai imaginé avec mon époux, le baryton André François Cognet. Nous en sommes les co-directeurs artistiques, et Marianne nous a fait l’honneur de présenter l’édition 2021. Cet événement qui se déroule à l’Hippodrome de la Côte d’Azur est en quelque sorte une suite logique à l’émission Prodiges car il permet à ces jeunes artistes de se produire et de roder leur répertoire, en performant face à un vaste public. Quelques-uns des meilleurs participants à l’émission, dont Lynn, une jeune violoncelliste incroyable — se sont produits à Cagnes-sur-Mer. En trois ans, 12 prodiges — ayant participé à l’émission — ont été à l’affiche des Nuits Lyriques, très souvent en amont de leur sélection. L’idée est d’assister au concert de futures stars, avant même que leur carrière ne soit lancée.
- Pourriez-vous nous dire quelques mots sur la prodige monégasque Stella Almondo ?
J’ai assumé sa préparation pour l’émission Prodiges, nous avons travaillé sur différents aspects liés au fait de se produire sur un plateau TV. C’était sa première émission, il fallait donc l’aider à maîtriser sa gestuelle, sa posture… À la télévision, on est dans l’immédiateté. Pour ne pas passer à côté de sa performance et convaincre, il faut être “au top” à l’instant T. C’était un travail passionnant et l’une des qualités de Stella est son adaptabilité. En quelques heures, elle a compris ce que l’on attendait d’elle et elle a su progresser, tout en canalisant son énergie. Le but n’est pas d’être le vainqueur, et participer est déjà une victoire. Stella a merveilleusement joué, mais elle n’a pas gagné. Comme la déception ne doit pas ternir la passion, j’ai discuté avec un autre juré, le violoncelliste Gautier Capuçon afin qu’il lui permette de se produise à ses côtés, dans le cadre du 39e “Festival des Heures Musicales” de la ville de Biot. L’idée était de valoriser son talent et de ne pas la laisser sur un échec qui aurait pu être préjudiciable pour elle. Depuis, elle enchaîne les festivals.
- Serait-il possible d’en savoir plus sur le CFA d’Art lyrique ?
Encore une fois, c’est aux côtés de mon mari que j’ai participé au lancement, en janvier 2022, du tout premier CFA d’Art lyrique de France, en concertation avec la Métropole Nice Côte d’Azur. Toutes les tessitures vocales sont représentées et nous avons sélectionné 15 chanteurs préprofessionnels afin de les aider à peaufiner leur art. L’Opéra de Nice étant partie prenante de ce beau projet, le CFA dispense une formation professionnalisante et beaucoup d’étudiants ont été embauchés dès la fin de cette première session, en mai dernier. Pour l’instant, nous n’avons pas d’étudiants monégasques, mais ils sont bien évidemment les bienvenus. Un prochain recrutement aura lieu le 24 septembre prochain.
www.lecalm.com - www.concerts-hippodrome-cagnessurmer.com
