Art & Culture • Monaco
Claire Ferandier Sicard, Quand le yachting devient Green
Récemment implantée à Monaco, la société ETYC (Environmental Training for Yacht Crew), imaginée par Claire Ferandier Sicard, est la toute première et unique formation permettant de sensibiliser les équipages de yachts aux questions environnementales.
> Quel est votre parcours ?
Je suis Guadeloupéenne et j’ai grandi en contact permanent avec la mer, la nature… J’ai donc naturellement développé une sensibilité particulière aux questions environnementales. Arrivée en Métropole à l’âge de 19 ans, j’ai effectué des études de psychologie à Lille puis à Bordeaux. Et il y a 5 ans, je me suis installée à Nice où j’ai commencé - un peu par hasard - à travailler dans l’univers du yachting. Au bout de quelques années, j’ai été surprise de réaliser qu’au fil du temps les bateaux, leurs moteurs et les matériaux utilisés devenaient de plus en plus écologiques et permettaient de diminuer l’impact écologique du yachting mais que les équipages ne modifiaient pas leurs manière de travailler et n’agissaient pas dans ce sens.
> Vous avez eu un déclic…
Exactement, j’étais excédée par les habitudes de certains capitaines qui prennent tous les matins leur café dans des gobelets en plastique alors qu’ils travaillent sur le même bateau depuis 5 ans… J’ai trouvé aberrant que sur terre des normes strictes existent pour agir en faveur de la réduction des déchets mais qu’à bord rien ne soit prévu. Et c’est là que j’ai décidé d’agir afin de changer les choses.
> Quelles ont été les étapes de création d’ETYC ?
Je me suis d’abord formée à la norme ISO 14001, c’était à mes yeux la norme européenne la plus flexible et donc adaptable à l’univers du yachting. Si vous n’arrivez pas à agir sur telle ou telle source de pollution, il est possible de compenser avec une action différente. Il n’y a aucune culpabilisation, c’était primordial. Tous les propriétaires, capitaines et équipages sont différents et il faut pouvoir s’adapter facilement à leurs contraintes. J’ai ensuite créé ma propre formation en transposant les différents points de la norme ISO 14001 au monde marin et fondé ma société en Principauté.
> Votre formation est déjà proposée au Yacht Club de Monaco ?
Oui, j’ai eu la chance de rencontrer l’architecte naval Espen Oieno et de lui parler de mon projet et l’idée est rapidement arrivée aux oreilles du directeur du Yacht Club de Monaco, Bernard d’Alessandri qui a demandé à ses équipes de me contacter afin d’intégrer ETYC Training au sein de leur centre de formation "La Belle Classe Academy". Ils étaient vraiment emballés et je suis très honorée qu’il me fasse confiance et les premières formations vont bientôt débuter. J’ai également été contactée par le G.E.P.Y (Groupe des équipages professionnels du yachting) qui souhaite que nous devenions partenaires.
> A qui s’adresse ETYC ?
A tout le monde, que ce soit des équipages débutants ou confirmés qui souhaitent étoffer leur cursus ou sont soucieux de réduire leur impact environnemental. La formation se compose en deux parties, il y a toute une approche de sensibilisation aux espèces en danger, aux fonds marins à protéger et une partie très concrète présentant les outils à mettre en place pour cibler ses sources de pollution afin de modifier ses habitudes. Un exemple : si un propriétaire utilise des bouteilles en plastique pour la consommation d’eau, nous allons lui proposer de mettre en place un système de filtrage pour l’ensemble des personnes à bord ou uniquement pour l’équipage. C’est le même principe pour les capsules de café, les serviettes en papier… Il est possible d’agir dans de très nombreux domaines.
> Quels sont les premiers gestes à adopter ?
La base, quelle que soit la taille du bateau, est de laver son embarcation avec des produits écologiques. C’est primordial. La seconde est de réduire sa consommation d’eau au moment du rinçage. Et une chose très importante est l’utiliser de crèmes solaires biodégradables car une fois dans l’eau ces substances détruisent les coraux, c’est une véritable catastrophe écologique.
> Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?
Ma première volonté est de rendre cette formation obligatoire. Je vais me battre pour ça, et notamment auprès du G.E.P.Y. A mes yeux, c’est devenu indispensable car nous sommes sur un domaine très sensible, celui de la préservation des mers et des océans. Je souhaite que cette formation puisse être reconnue par les professionnels, les capitaines et les équipages afin que l’information puisse ensuite remonter jusqu’aux instances internationales. Et par la suite, j’aimerais former des instructeurs qui pourront dispenser cette formation à la fois au niveau national et international.
> Quel est votre parcours ?
Je suis Guadeloupéenne et j’ai grandi en contact permanent avec la mer, la nature… J’ai donc naturellement développé une sensibilité particulière aux questions environnementales. Arrivée en Métropole à l’âge de 19 ans, j’ai effectué des études de psychologie à Lille puis à Bordeaux. Et il y a 5 ans, je me suis installée à Nice où j’ai commencé - un peu par hasard - à travailler dans l’univers du yachting. Au bout de quelques années, j’ai été surprise de réaliser qu’au fil du temps les bateaux, leurs moteurs et les matériaux utilisés devenaient de plus en plus écologiques et permettaient de diminuer l’impact écologique du yachting mais que les équipages ne modifiaient pas leurs manière de travailler et n’agissaient pas dans ce sens.
> Vous avez eu un déclic…
Exactement, j’étais excédée par les habitudes de certains capitaines qui prennent tous les matins leur café dans des gobelets en plastique alors qu’ils travaillent sur le même bateau depuis 5 ans… J’ai trouvé aberrant que sur terre des normes strictes existent pour agir en faveur de la réduction des déchets mais qu’à bord rien ne soit prévu. Et c’est là que j’ai décidé d’agir afin de changer les choses.
> Quelles ont été les étapes de création d’ETYC ?
Je me suis d’abord formée à la norme ISO 14001, c’était à mes yeux la norme européenne la plus flexible et donc adaptable à l’univers du yachting. Si vous n’arrivez pas à agir sur telle ou telle source de pollution, il est possible de compenser avec une action différente. Il n’y a aucune culpabilisation, c’était primordial. Tous les propriétaires, capitaines et équipages sont différents et il faut pouvoir s’adapter facilement à leurs contraintes. J’ai ensuite créé ma propre formation en transposant les différents points de la norme ISO 14001 au monde marin et fondé ma société en Principauté.
> Votre formation est déjà proposée au Yacht Club de Monaco ?
Oui, j’ai eu la chance de rencontrer l’architecte naval Espen Oieno et de lui parler de mon projet et l’idée est rapidement arrivée aux oreilles du directeur du Yacht Club de Monaco, Bernard d’Alessandri qui a demandé à ses équipes de me contacter afin d’intégrer ETYC Training au sein de leur centre de formation "La Belle Classe Academy". Ils étaient vraiment emballés et je suis très honorée qu’il me fasse confiance et les premières formations vont bientôt débuter. J’ai également été contactée par le G.E.P.Y (Groupe des équipages professionnels du yachting) qui souhaite que nous devenions partenaires.
> A qui s’adresse ETYC ?
A tout le monde, que ce soit des équipages débutants ou confirmés qui souhaitent étoffer leur cursus ou sont soucieux de réduire leur impact environnemental. La formation se compose en deux parties, il y a toute une approche de sensibilisation aux espèces en danger, aux fonds marins à protéger et une partie très concrète présentant les outils à mettre en place pour cibler ses sources de pollution afin de modifier ses habitudes. Un exemple : si un propriétaire utilise des bouteilles en plastique pour la consommation d’eau, nous allons lui proposer de mettre en place un système de filtrage pour l’ensemble des personnes à bord ou uniquement pour l’équipage. C’est le même principe pour les capsules de café, les serviettes en papier… Il est possible d’agir dans de très nombreux domaines.
> Quels sont les premiers gestes à adopter ?
La base, quelle que soit la taille du bateau, est de laver son embarcation avec des produits écologiques. C’est primordial. La seconde est de réduire sa consommation d’eau au moment du rinçage. Et une chose très importante est l’utiliser de crèmes solaires biodégradables car une fois dans l’eau ces substances détruisent les coraux, c’est une véritable catastrophe écologique.
> Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?
Ma première volonté est de rendre cette formation obligatoire. Je vais me battre pour ça, et notamment auprès du G.E.P.Y. A mes yeux, c’est devenu indispensable car nous sommes sur un domaine très sensible, celui de la préservation des mers et des océans. Je souhaite que cette formation puisse être reconnue par les professionnels, les capitaines et les équipages afin que l’information puisse ensuite remonter jusqu’aux instances internationales. Et par la suite, j’aimerais former des instructeurs qui pourront dispenser cette formation à la fois au niveau national et international.
