Art & Culture • Monaco
Cécilia Foissard, S’ouvrir à l’autre
Professeur de yoga passionnée, expatriée au Costa Rica, Cécilia Foissard vient tout juste de lancer son studio en ligne mais également un podcast qui lui permet de partager ses connaissances de cette pratique ancestrale. De passage à Monaco, elle nous parle de sa passion, ses projets et ses nombreuses actualités.
- Quelle est votre vision du yoga ?
Ces dernières années, cette pratique est devenue très “tendance” elle a fait de plus en plus d’adeptes et notamment durant les périodes de confinement, mais lorsqu’elle est pratiquée comme un simple “sport”, elle perd son sens. Le yoga n’est pas un “sport”, c’est un état d’esprit. Et d’ailleurs, le yoga ne se pratique pas que sur le tapis, il correspond à une manière de vivre, de s’ouvrir aux autres, de se retrouver qui ne se limite pas aux postures. Ma manière d’appréhender cette discipline, de l’enseigner et la vivre au quotidien passe par de nombreux aspects et c’est ce que j’explique à travers le podcast Yog’alignement.
- Pourriez-vous nous en dire plus sur ce podcast ?
Son nom est la contraction des mots “Yoga” et “Alignement” et il est disponible sur Spotify ou via mon site internet. Ici, la référence à l’alignement évoque celui des postures réalisées sur notre tapis, mais également un alignement plus spirituel, plus subtil. Être aligné dans la vie, c’est être en accord avec ses valeurs, ses envies, ses souhaits. C’est faire ce qui nous importe, tout en restant en accord avec nos croyances les plus profondes. J’ai donc décidé d’enregistrer ces épisodes pour permettre aux gens d’en savoir plus sur les fondements et les nombreux enseignements du yoga et d’élargir leur manière de le pratiquer. Un cours d’une heure ne laisse pas la possibilité d’aborder des aspects philosophiques ou spirituels. On peut se concentrer sur un petit mantra, mais pas plus. A travers les épisodes du podcast, je propose à mes élèves d’aller plus loin, d’élargir leurs connaissances. Il y a également de la méditation guidée et des entrevues avec des experts. Ils peuvent écouter ces enregistrements quand ils le souhaitent et ils sont à disposition du plus grand nombre. J’aime cette idée de partage des enseignements et d’une communauté qui se forme autour des préceptes du yoga.
- Dans ces épisodes vous parlez abordez la notion de Karma Yoga…
Oui, c’est l’une des branches du yoga. Si nous avons tous entendu parler de “bon” ou de “mauvais karma”, peu de gens connaissent le terme de “karma yoga”. Le mot Karma en sanskrit signifie “action”. L’idée est donc que chacune de nos actions qui se conjuguent et s’associent les unes aux autres vont engendrer notre Dharma, notre avenir, notre destinée, ce pourquoi nous sommes sur terre. La somme de nos actes va donc nous amener ou pas vers d’autres vies, qui vont avoir un impact positif. D’où le fait de croire en son Karma, symbolisé par cette idée de roue qui tourne. Le “Karma yoga”, c’est un yoga qui ne se pratique par sur un tapis, il est représenté par des actions désintéressées. C’est-à-dire faire de belles choses mais sans rien attendre en retour. Comme par exemple agir au sein d’une association caritative. Mais ce qui compte, ce n’est pas le résultat, c’est l’intention bienveillante. Et cette action n’aura d’importance qu’à condition qu’elle soit réalisée avec amour sans espérer un retour, une contrepartie.
- Vous avez également réalisé un ouvrage intitulé Svâdhyâya…
Dans la pratique du yoga, il existe les Yamas et Niyamas. Ce sont des règles éthiques qui régissent le comportement à adopter dans son quotidien, à la fois dans sa pratique personnelle du yoga et sa manière d’être envers les autres. Ce sont des éléments que l’on retrouve dans des textes fondateurs de la pratique. Et parmi ces règles, il y a un Yama qui s’appelle Svâdhyâya et qui correspond à “la connaissance de soi”. Plus précisément, on parle de l’étude de soi et de textes sacrés. Ici, l’idée est de se concentrer sur des écrits empreints de sagesse. Et d’un point de vue plus contemporain, c’est la volonté d’apprendre à se connaître. L’ouvrage Svâdhyâya est donc composé de différents chapitres qui permettent d’explorer des pans entiers de sa personnalité, de comprendre ses émotions, ses pensées, et faire preuve d’observation et de curiosité à l’égard de soi.
- Encore une fois, vous cherchez à étendre le spectre du yoga…
Oui, on a tendance à croire que le yoga permet simplement d’être zen, d’oublier ses soucis mais c’est une vision très restrictive. Oui, cela en fait partie mais le yoga nous pousse à réaliser une véritable introspection qui nous confronte également à des aspects parfois négatifs de notre personnalité, à comprendre certains de nos travers, cerner nos émotions les plus sombres… Ce qui nous aide à réaliser que nos réactions peuvent nous être nuisibles. Et les reconnaître, nous aide à avancer. C’est la reconnaissance de “qui nous sommes”, de notre cheminement personnel qui s’étend bien au-delà du tapis. Il faut comprendre que les acrobaties que l’on réalise ont un sens. Elles nous rendent patients, humbles, elles permettent de voir comment notre corps réagit. Des notions que la pratique physique nous aide à acquérir et que l’on met enw pratique dans notre vie de tous les jours. Cette liaison est intéressante et
Svâdhyâya est le point de départ à ça.
- Quelle est votre routine spirituelle ?
Je ne pratique pas le yoga tous les jours, mais comme je l’ai expliqué, j’essaie de garder une éthique personnelle cohérente. Je cherche à m’ouvrir aux autres, à cultiver la richesse qu’il y a autour de nous, d’incarner le yoga dans les petites choses du quotidien. Et je médite tous les jours, sans exception depuis plusieurs années. Cela m’aide beaucoup. J’aime préciser que la méditation n’est pas là pour nous rendre “zen” mais plutôt nous aider à comprendre : pourquoi ces pensées me traversent, pourquoi je suis habitée par telles ou telles émotions. Cela permet d’embrasser le présent, que vous alliez bien ou pas. Et chacun doit trouver sa manière de pratiquer la méditation. Il en existe beaucoup, elle peut se faire de manière guidée ou non, allongé ou assis… C’est très riche. Et mon conseil est d’explorer les possibilités afin de trouver ce qui nous correspond le mieux.
- Quels sont vos prochains événements ?
Je vais organiser différentes retraites de yoga. Je serai également assistante dans le cadre d’un “Yoga Teacher Training” dans les Pyrénées ariégeoises, du 28 août au 17 septembre. En juillet et au mois d’août, je vais également mettre en place des ateliers en plein air, des cours et des collaborations avec d’autres enseignants. Toutes les dates seront annoncées sur mon site et mon Instagram. Et il y a bien évidemment le lancement de mon studio de yoga en ligne, un projet qui me tient énormément à cœur. On y retrouvera différents E-Book, de la méditation, des flow créatifs, de la poésie corporelle… Cette plateforme est à la fois composée de cours, mais également d’éléments sur la partie philosophique du yoga, pour ouvrir sa pratique à quelque chose de plus spirituel et pas uniquement physique. J’ai tourné beaucoup de vidéos au Costa Rica. Je me réjouis de cette actualité !
- Quelle est votre vision du yoga ?
Ces dernières années, cette pratique est devenue très “tendance” elle a fait de plus en plus d’adeptes et notamment durant les périodes de confinement, mais lorsqu’elle est pratiquée comme un simple “sport”, elle perd son sens. Le yoga n’est pas un “sport”, c’est un état d’esprit. Et d’ailleurs, le yoga ne se pratique pas que sur le tapis, il correspond à une manière de vivre, de s’ouvrir aux autres, de se retrouver qui ne se limite pas aux postures. Ma manière d’appréhender cette discipline, de l’enseigner et la vivre au quotidien passe par de nombreux aspects et c’est ce que j’explique à travers le podcast Yog’alignement.
- Pourriez-vous nous en dire plus sur ce podcast ?
Son nom est la contraction des mots “Yoga” et “Alignement” et il est disponible sur Spotify ou via mon site internet. Ici, la référence à l’alignement évoque celui des postures réalisées sur notre tapis, mais également un alignement plus spirituel, plus subtil. Être aligné dans la vie, c’est être en accord avec ses valeurs, ses envies, ses souhaits. C’est faire ce qui nous importe, tout en restant en accord avec nos croyances les plus profondes. J’ai donc décidé d’enregistrer ces épisodes pour permettre aux gens d’en savoir plus sur les fondements et les nombreux enseignements du yoga et d’élargir leur manière de le pratiquer. Un cours d’une heure ne laisse pas la possibilité d’aborder des aspects philosophiques ou spirituels. On peut se concentrer sur un petit mantra, mais pas plus. A travers les épisodes du podcast, je propose à mes élèves d’aller plus loin, d’élargir leurs connaissances. Il y a également de la méditation guidée et des entrevues avec des experts. Ils peuvent écouter ces enregistrements quand ils le souhaitent et ils sont à disposition du plus grand nombre. J’aime cette idée de partage des enseignements et d’une communauté qui se forme autour des préceptes du yoga.
- Dans ces épisodes vous parlez abordez la notion de Karma Yoga…
Oui, c’est l’une des branches du yoga. Si nous avons tous entendu parler de “bon” ou de “mauvais karma”, peu de gens connaissent le terme de “karma yoga”. Le mot Karma en sanskrit signifie “action”. L’idée est donc que chacune de nos actions qui se conjuguent et s’associent les unes aux autres vont engendrer notre Dharma, notre avenir, notre destinée, ce pourquoi nous sommes sur terre. La somme de nos actes va donc nous amener ou pas vers d’autres vies, qui vont avoir un impact positif. D’où le fait de croire en son Karma, symbolisé par cette idée de roue qui tourne. Le “Karma yoga”, c’est un yoga qui ne se pratique par sur un tapis, il est représenté par des actions désintéressées. C’est-à-dire faire de belles choses mais sans rien attendre en retour. Comme par exemple agir au sein d’une association caritative. Mais ce qui compte, ce n’est pas le résultat, c’est l’intention bienveillante. Et cette action n’aura d’importance qu’à condition qu’elle soit réalisée avec amour sans espérer un retour, une contrepartie.
- Vous avez également réalisé un ouvrage intitulé Svâdhyâya…
Dans la pratique du yoga, il existe les Yamas et Niyamas. Ce sont des règles éthiques qui régissent le comportement à adopter dans son quotidien, à la fois dans sa pratique personnelle du yoga et sa manière d’être envers les autres. Ce sont des éléments que l’on retrouve dans des textes fondateurs de la pratique. Et parmi ces règles, il y a un Yama qui s’appelle Svâdhyâya et qui correspond à “la connaissance de soi”. Plus précisément, on parle de l’étude de soi et de textes sacrés. Ici, l’idée est de se concentrer sur des écrits empreints de sagesse. Et d’un point de vue plus contemporain, c’est la volonté d’apprendre à se connaître. L’ouvrage Svâdhyâya est donc composé de différents chapitres qui permettent d’explorer des pans entiers de sa personnalité, de comprendre ses émotions, ses pensées, et faire preuve d’observation et de curiosité à l’égard de soi.
- Encore une fois, vous cherchez à étendre le spectre du yoga…
Oui, on a tendance à croire que le yoga permet simplement d’être zen, d’oublier ses soucis mais c’est une vision très restrictive. Oui, cela en fait partie mais le yoga nous pousse à réaliser une véritable introspection qui nous confronte également à des aspects parfois négatifs de notre personnalité, à comprendre certains de nos travers, cerner nos émotions les plus sombres… Ce qui nous aide à réaliser que nos réactions peuvent nous être nuisibles. Et les reconnaître, nous aide à avancer. C’est la reconnaissance de “qui nous sommes”, de notre cheminement personnel qui s’étend bien au-delà du tapis. Il faut comprendre que les acrobaties que l’on réalise ont un sens. Elles nous rendent patients, humbles, elles permettent de voir comment notre corps réagit. Des notions que la pratique physique nous aide à acquérir et que l’on met enw pratique dans notre vie de tous les jours. Cette liaison est intéressante et
Svâdhyâya est le point de départ à ça.
- Quelle est votre routine spirituelle ?
Je ne pratique pas le yoga tous les jours, mais comme je l’ai expliqué, j’essaie de garder une éthique personnelle cohérente. Je cherche à m’ouvrir aux autres, à cultiver la richesse qu’il y a autour de nous, d’incarner le yoga dans les petites choses du quotidien. Et je médite tous les jours, sans exception depuis plusieurs années. Cela m’aide beaucoup. J’aime préciser que la méditation n’est pas là pour nous rendre “zen” mais plutôt nous aider à comprendre : pourquoi ces pensées me traversent, pourquoi je suis habitée par telles ou telles émotions. Cela permet d’embrasser le présent, que vous alliez bien ou pas. Et chacun doit trouver sa manière de pratiquer la méditation. Il en existe beaucoup, elle peut se faire de manière guidée ou non, allongé ou assis… C’est très riche. Et mon conseil est d’explorer les possibilités afin de trouver ce qui nous correspond le mieux.
- Quels sont vos prochains événements ?
Je vais organiser différentes retraites de yoga. Je serai également assistante dans le cadre d’un “Yoga Teacher Training” dans les Pyrénées ariégeoises, du 28 août au 17 septembre. En juillet et au mois d’août, je vais également mettre en place des ateliers en plein air, des cours et des collaborations avec d’autres enseignants. Toutes les dates seront annoncées sur mon site et mon Instagram. Et il y a bien évidemment le lancement de mon studio de yoga en ligne, un projet qui me tient énormément à cœur. On y retrouvera différents E-Book, de la méditation, des flow créatifs, de la poésie corporelle… Cette plateforme est à la fois composée de cours, mais également d’éléments sur la partie philosophique du yoga, pour ouvrir sa pratique à quelque chose de plus spirituel et pas uniquement physique. J’ai tourné beaucoup de vidéos au Costa Rica. Je me réjouis de cette actualité !
tropicalvinyasa-yoganice.com • @tropical_vinyasayoga
