Art & Culture Alpes Maritimes

Thomas Dutronc

Échanger avec Thomas Dutronc n’a pas grand-chose d’une interview... Entre conversation, confidences, projets ou souvenirs, ne pas pouvoir livrer l’intégralité de ses propos ici est un véritable crève-cœur !

- Hâte de venir enfin jouer au Nice Jazz Festival ?
Je suis ravi que ça puisse enfin avoir lieu après l’annulation de l’an dernier ! On avait fait un petit truc filmé à la place, la vue était magique mais ça ne peut pas remplacer un concert avec un vrai public ! Rejouer avec des gens en chair et en os, avec mon équipe, on n’attend que ça !

- Une tournée complètement décalée…
Frenchy n’est pas du passé mais c’est un projet qui a déjà 2 ans. C’est un peu inhabituel mais l’essentiel, c’est de se retrouver !
Dès qu’on va reprendre, on sera dans notre élément et ça va nous faire le plus grand bien de repartir sur les routes et de bosser ! Mais quelque chose me dit qu’on va bien sentir, physiquement, la reprise au rythme "d’avant" ! (rires)

- La scène, là où tu te sens le plus chez toi…
J’adore ça et j’ai d’ailleurs choisi la musique pour ça ! Peu importe où je joue, je suis le plus heureux des hommes ! En plus, dans le Sud, quel pied ça va être ! J’en avais d’ailleurs fait une chanson sur mon 1er album - J’suis pas d’ici - pour retranscrire cette atmosphère à la fois chaude, chaleureuse et légère de soirées où tu te marres et où tu prends du bon temps…

- Des concerts mais aussi de la transmission…
Je crois que j’ai assuré 49 cours de guitare en ligne pendant le 1er confinement, c’était hyper gratifiant de faire ça ! Par contre, je n’avais pas évalué l’ampleur du travail ! (rires) Je me suis lancé là-dedans parce que je voulais partager quelque chose avec le public et l’exercice m’a tellement plu que ça m’a donné l’idée d’en faire une méthode. C’est en écoutant et en regardant les autres que j’ai appris à jouer et que je me suis passionné pour l’instrument. Entre guitaristes, généralement, on adore se montrer des trucs et c’est un peu ça que j’ai voulu transmettre à travers les live et La méthode simple...

- Des live faits avec une vérité et une simplicité hyper attachantes…
Ce n’est pas réfléchi… Je crois que ça date de la période de mes 17 à 19 ans… Je m’étais mis à réfléchir à la vie dans son ensemble en écoutant Brassens, les Pink Floyd et en côtoyant des babas cool ! (rires) J’en ai tiré une espèce de leçon d’humilité. Je suis profondément persuadé qu’il faut être gentil avec tout le monde et de bonne composition ou en tous cas, qu’il faut faire cet effort-là, celui de la courtoisie. J’ai eu la chance de côtoyer des gens de milieux sociaux différents du mien et ça m’a ouvert l’esprit très tôt. Je ne suis pas un saint mais j’ai toujours fait attention à ne pas préjuger les gens et par conséquent, à nous considérer sur un pied d’égalité. C’est pour ça que, même si je ne prends pas à la légère le fait de jouer en live sur un réseau social, je ne veux pas me prendre la tête à savoir si je suis bien coiffé ou bien cadré. Quand je fais ça, ce n’est pas pour m’exposer mais pour partager un moment vrai avec les gens qui regardent.

Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel / Photos par Yann Orhan


Nice Jazz Festival le 13 juillet 2021 • Marseille Jazz Des Cinq Continents le 16 juillet 2021 • Interview intégrale sur le-mensuel.com