Art & Culture • Alpes Maritimes
Jonathan Lambert & Florent Peyre
Devenue un véritable classique depuis sa création sur scène en 2010 - avant de devenir culte au cinéma deux ans plus tard -, la pièce d'Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte s'est rejouée, dès l'hiver dernier, avec autant de succès qu'à ses débuts.
> Le prénom, une pièce intimidante ?
Jonathan : Un petit peu quand même... (rires) Mais puisque c'est Bernard Murat, le metteur en scène original du Prénom, qui m'a appelé, je dois avouer que ça m'a rassuré ! Il savait où il allait et s'il me choisissait c'est qu'il estimait que j'allais correspondre au personnage même si j'apporte, comme mes camarades, ma propre personnalité à Pierre. C'est d'ailleurs ce qui est intéressant et qui fait de cette pièce un classique bien qu'elle soit contemporaine et que ses auteurs soient vivants ! (rires) Un classique est quelque chose qui se joue et se rejoue, qui passe d'interprète en interprète et c'est ce qui le maintient en vie...
Florent Peyre : Au début, le challenge me semblait quand même monumental entre le texte en lui-même et le fait de devoir réinventer un Vincent Larcher après Patrick Bruel ! (rires) Mais aujourd'hui, c'est un kif énorme, un cadeau exceptionnel pour un comédien ! Le seul bémol ce sont les partenaires... Ce n'est pas la sélection que j'aurais faite mais je suis bien obligé de me contenter ! (rires) Plus sérieusement, Bernard Murat nous a laissés emmener nos personnages vers notre propre univers et ça nous a permis de les nourrir différemment pour leur donner une nouvelle dynamique et de nouvelles nuances.
> Une pièce qui fonctionne autant qu'à ses débuts...
Jonathan : Je me suis surpris à me marrer bien que j'avais déjà vu le film et que j'étais dans une lecture non pas de "détente" mais de travail... Les mots sont ceux de tous les jours et pourtant les dialogues sont tellement bien fichus, écrits et millimétrés que si on en change rien qu'un seul, ça ne fonctionne plus ! C'est précis et brillant tout en réussissant à paraître "simple"... C'est d'ailleurs ça le plus compliqué à réaliser !
> Une pièce collective...
Florent : C'est extraordinaire car il n'y a pas de personnage principal, les cinq rôles ont leur secret, leur crise, leur révélation ou leur moment de bravoure et c'est grâce à tout ces jalons qu'ils ont tour à tour posés tout au long de la pièce, qu'à un moment, tout explose et le public est hilare à chaque réplique ! Pour moi qui ai l'habitude d'être seul avec mon one-man-show, je prends un véritable plaisir à observer le jeu de mes camarades...
> Une soirée "basique" qui dégénère...
Jonathan : En effet et c'est là qu'on voit le génie du Prénom ! On a tous connu un dîner qui a viré au "drame" à cause d'un grain de sable ! (rires) Dans la pièce, on arrive presque au chaos ! Les gens rient dans la salle mais pour nous, sur scène, la situation est très grave car on la vit avec beaucoup de sincérité... En nous mettant en scène, Bernard Murat nous demandait de devenir réellement méchants au moment où notre personnage arrive au stade de vouloir mettre son poing dans la gueule à un des quatre autres ! C'est intense à interpréter mais c'est ça qui rend la chose aussi drôle et aussi puissante ! Les auteurs ont parfaitement su dépeindre cet effet balancier qui fait qu'on déteste nos proches autant qu'on les aime... Plus on aime quelqu'un, plus il peut nous décevoir, plus on risque de sombrer du côté obscure en devenant violent...
© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson
au Théâtre Intercommunal Le Forum de Fréjus
> Le prénom, une pièce intimidante ?
Jonathan : Un petit peu quand même... (rires) Mais puisque c'est Bernard Murat, le metteur en scène original du Prénom, qui m'a appelé, je dois avouer que ça m'a rassuré ! Il savait où il allait et s'il me choisissait c'est qu'il estimait que j'allais correspondre au personnage même si j'apporte, comme mes camarades, ma propre personnalité à Pierre. C'est d'ailleurs ce qui est intéressant et qui fait de cette pièce un classique bien qu'elle soit contemporaine et que ses auteurs soient vivants ! (rires) Un classique est quelque chose qui se joue et se rejoue, qui passe d'interprète en interprète et c'est ce qui le maintient en vie...
Florent Peyre : Au début, le challenge me semblait quand même monumental entre le texte en lui-même et le fait de devoir réinventer un Vincent Larcher après Patrick Bruel ! (rires) Mais aujourd'hui, c'est un kif énorme, un cadeau exceptionnel pour un comédien ! Le seul bémol ce sont les partenaires... Ce n'est pas la sélection que j'aurais faite mais je suis bien obligé de me contenter ! (rires) Plus sérieusement, Bernard Murat nous a laissés emmener nos personnages vers notre propre univers et ça nous a permis de les nourrir différemment pour leur donner une nouvelle dynamique et de nouvelles nuances.
> Une pièce qui fonctionne autant qu'à ses débuts...
Jonathan : Je me suis surpris à me marrer bien que j'avais déjà vu le film et que j'étais dans une lecture non pas de "détente" mais de travail... Les mots sont ceux de tous les jours et pourtant les dialogues sont tellement bien fichus, écrits et millimétrés que si on en change rien qu'un seul, ça ne fonctionne plus ! C'est précis et brillant tout en réussissant à paraître "simple"... C'est d'ailleurs ça le plus compliqué à réaliser !
> Une pièce collective...
Florent : C'est extraordinaire car il n'y a pas de personnage principal, les cinq rôles ont leur secret, leur crise, leur révélation ou leur moment de bravoure et c'est grâce à tout ces jalons qu'ils ont tour à tour posés tout au long de la pièce, qu'à un moment, tout explose et le public est hilare à chaque réplique ! Pour moi qui ai l'habitude d'être seul avec mon one-man-show, je prends un véritable plaisir à observer le jeu de mes camarades...
> Une soirée "basique" qui dégénère...
Jonathan : En effet et c'est là qu'on voit le génie du Prénom ! On a tous connu un dîner qui a viré au "drame" à cause d'un grain de sable ! (rires) Dans la pièce, on arrive presque au chaos ! Les gens rient dans la salle mais pour nous, sur scène, la situation est très grave car on la vit avec beaucoup de sincérité... En nous mettant en scène, Bernard Murat nous demandait de devenir réellement méchants au moment où notre personnage arrive au stade de vouloir mettre son poing dans la gueule à un des quatre autres ! C'est intense à interpréter mais c'est ça qui rend la chose aussi drôle et aussi puissante ! Les auteurs ont parfaitement su dépeindre cet effet balancier qui fait qu'on déteste nos proches autant qu'on les aime... Plus on aime quelqu'un, plus il peut nous décevoir, plus on risque de sombrer du côté obscure en devenant violent...
© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson
au Théâtre Intercommunal Le Forum de Fréjus
