Art & Culture • Alpes Maritimes
Comme un doux parfum...
> Un peu d’Histoire par Mathilde Cocoual
Docteur en Histoire contemporaine, spécialiste
de l’histoire des parfumeries et des matières premières naturelles
La culture des plantes à parfum dans le Pays de Fayence remonte à la fin du XIXème siècle. En 1882, la Marquise Jeanne de Rostaing décide, face aux dettes de jeu de son mari, la création de champs de plantes à parfum sur son domaine du Neïsson à Seillans. Elle y construit en 1883 une usine - Les Parfumeries de Seillans - qui traite les fleurs cultivées sur son domaine mais aussi les productions des autres agriculteurs locaux : du jasmin, des roses, des violettes, de la menthe mais aussi des fleurs d’oranger.
Durant l’entre-deux guerres, la famille grassoise Merle installe à son tour une usine à Tourrettes. La rose et le jasmin principalement mais aussi le genêt, la jonquille, le lis, la sauge sclarée, le mimosa et de nombreuses autres matières premières naturelles sont traitées par ces deux usines. À partir des années 1960, les parcelles cultivées se réduisent progressivement tandis que les sociétés de transformation se détournent des plantations locales, ce qui menace la pérennité de la filière. Dans les années 1990, il ne subsiste alors qu’une poignée de producteurs de plantes à parfum.
À partir des années 2000, face à ces problématiques, plusieurs agriculteurs se mobilisent à l’image d’Alain Rebuffel au Clos Notre-Dame ou d’Armelle Janody au Clos de Callian afin de faire revivre ce patrimoine naturel et ensemble, ils convainquent des grandes maisons de parfumerie - la Maison Dior notamment - et des transformateurs - Firmenich - de participer à la renaissance des plantes à parfum dans le Pays de Fayence.
Actuellement, une dizaine de producteurs ont pu s’établir dans le territoire : ils cultivent principalement la rose et la tubéreuse mais ils souhaitent désormais relancer d’autres cultures emblématiques de la région telles que le jasmin, l’iris ou encore le lis blanc.
Soutenue par la reconnaissance des "savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse" au patrimoine immatériel de l’Unesco, la filière réinvente ainsi son avenir et promet de belles créations olfactives à l’image du parfum "La Colle Noire" créé par François Demachy - parfumeur de la société Dior - à partir des roses centifolia cultivées dans le Pays de Fayence...
> La bonne idée ! Cocktail au litchi, prosecco et sirop de rose
- Remplissez les 3/4 du verre de Prosecco, ajoutez-y 4 càs de jus de litchi et 2 càc de sirop de rose !
- Pour le plaisir des yeux, placez un litchi dans le fond du verre, quelques gouttes de jus de grenade pour obtenir une subtile teinte rosée et 1 glaçon dans lequel vous aurez fait prendre un pétale de rose...
> Sensible aux odeurs ?
Déambulez dans le Jardin des Senteurs de Figanières créé par un couple de passionnés sur le site des ruines du Château des Comtes de Vintimille ou baladez-vous dans les Jardins du MIP (Musée International du Parfum) de Mouans-Sartoux qui viennent de rouvrir pour y faire le plein d’air pur et de fragances fleuries...
> Bon plan !
Le Musée International de la Parfumerie à Grasse est fermé jusqu’à nouvel ordre mais vous donne rendez-vous sur Facebook
@museeinternationaldelaparfumerie pour y suivre des ateliers, tutos ou découvertes !
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé / Textes Mathilde Cocoual, Morgane Las Dit Peisson & Delphine Goby O’Brien pour #jesorsdechezMoi par Le Mensuel
Docteur en Histoire contemporaine, spécialiste
de l’histoire des parfumeries et des matières premières naturelles
La culture des plantes à parfum dans le Pays de Fayence remonte à la fin du XIXème siècle. En 1882, la Marquise Jeanne de Rostaing décide, face aux dettes de jeu de son mari, la création de champs de plantes à parfum sur son domaine du Neïsson à Seillans. Elle y construit en 1883 une usine - Les Parfumeries de Seillans - qui traite les fleurs cultivées sur son domaine mais aussi les productions des autres agriculteurs locaux : du jasmin, des roses, des violettes, de la menthe mais aussi des fleurs d’oranger.
Durant l’entre-deux guerres, la famille grassoise Merle installe à son tour une usine à Tourrettes. La rose et le jasmin principalement mais aussi le genêt, la jonquille, le lis, la sauge sclarée, le mimosa et de nombreuses autres matières premières naturelles sont traitées par ces deux usines. À partir des années 1960, les parcelles cultivées se réduisent progressivement tandis que les sociétés de transformation se détournent des plantations locales, ce qui menace la pérennité de la filière. Dans les années 1990, il ne subsiste alors qu’une poignée de producteurs de plantes à parfum.
À partir des années 2000, face à ces problématiques, plusieurs agriculteurs se mobilisent à l’image d’Alain Rebuffel au Clos Notre-Dame ou d’Armelle Janody au Clos de Callian afin de faire revivre ce patrimoine naturel et ensemble, ils convainquent des grandes maisons de parfumerie - la Maison Dior notamment - et des transformateurs - Firmenich - de participer à la renaissance des plantes à parfum dans le Pays de Fayence.
Actuellement, une dizaine de producteurs ont pu s’établir dans le territoire : ils cultivent principalement la rose et la tubéreuse mais ils souhaitent désormais relancer d’autres cultures emblématiques de la région telles que le jasmin, l’iris ou encore le lis blanc.
Soutenue par la reconnaissance des "savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse" au patrimoine immatériel de l’Unesco, la filière réinvente ainsi son avenir et promet de belles créations olfactives à l’image du parfum "La Colle Noire" créé par François Demachy - parfumeur de la société Dior - à partir des roses centifolia cultivées dans le Pays de Fayence...
> La bonne idée ! Cocktail au litchi, prosecco et sirop de rose
- Remplissez les 3/4 du verre de Prosecco, ajoutez-y 4 càs de jus de litchi et 2 càc de sirop de rose !
- Pour le plaisir des yeux, placez un litchi dans le fond du verre, quelques gouttes de jus de grenade pour obtenir une subtile teinte rosée et 1 glaçon dans lequel vous aurez fait prendre un pétale de rose...
> Sensible aux odeurs ?
Déambulez dans le Jardin des Senteurs de Figanières créé par un couple de passionnés sur le site des ruines du Château des Comtes de Vintimille ou baladez-vous dans les Jardins du MIP (Musée International du Parfum) de Mouans-Sartoux qui viennent de rouvrir pour y faire le plein d’air pur et de fragances fleuries...
> Bon plan !
Le Musée International de la Parfumerie à Grasse est fermé jusqu’à nouvel ordre mais vous donne rendez-vous sur Facebook
@museeinternationaldelaparfumerie pour y suivre des ateliers, tutos ou découvertes !
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé / Textes Mathilde Cocoual, Morgane Las Dit Peisson & Delphine Goby O’Brien pour #jesorsdechezMoi par Le Mensuel
Mathilde Cocoual : m.cocoual@yahoo.fr
