Gastronomie Coups de Coeur

Café de Paris : nouveau départ !

Après d’importants travaux de réhabilitation, l’iconique maison (née en 1868) a retrouvé tout son lustre et sa belle cuisine de brasserie française actualisée.

Disons-le d’emblée : ce nouveau Café de Paris est une merveille de décoration chic sur les deux niveaux. Au rez-de-chaussée, l’esprit bistro affiche un cadre Art nouveau avec vitraux historiques restaurés, marbre damier, mosaïque terrazzo, cuirs et boiseries, tons vert, rose pastel ou bordeaux, plafond haut : tous les codes de la brasserie à la française sont réunis. Au centre de la salle, tout juste placé sous le lustre monumental, un grand comptoir en zinc a pris place. À l’étage, atteint par un grand majestueux escalier, c’est une version plus feutrée marquée par des tons chauds, sol en parquet, et tables nappées, où l’espace se prolonge par une splendide terrasse de 200 m² qui surplombe la place du Casino et son animation. Bravo au cabinet de design et d’architecture d’intérieur David Collins Studio !
C’est une équipe toute nouvelle que l’on retrouve sous la direction de l’expérimenté Éric Gorjux, ancien du Maya Bay, du Buddha Bar, de Rampoldi et du Coya. Il a confié les cuisines à Victor Marion, qui a fait ses gammes il y a quelques années à l’Hôtel Hermitage avant de rejoindre de grands hôtels niçois. "Le Café de Paris Monte-Carlo, c’est une brasserie parisienne en terre méditerranéenne", assure le Chef, qui précise : "Tout en assurant la continuité de cette grande histoire culinaire, nous allons travailler de près avec des producteurs locaux et introduire plus de saisonnalité, plus de mouvements sur la carte". En attendant, tous les grands classiques sont là : soupe à l’oignon "François Blanc", barbajuans, poireaux façon gribiche, délicieux pâté en croûte, excellents œufs mayo (mais avec une touche de caviar tout de même), escargots en persillade, foie gras de canard maison, andouillette artisanale AAAAA sauce à la graine de moutarde, tartare de bœuf charolais, filet de bœuf sauce au poivre vert, escalope milanaise, saumon rôti à l’oseille ou cabillaud façon grenobloise. Même ambiance au dessert avec l’île flottante, le baba au rhum… et bien entendu, la divine crêpe Suzette, née au Café de Paris en 1896, flambée devant vous pour une sublime tentation...

On notera enfin l’arrivée de Noël Bajor, transfuge du Louis XV-Alain Ducasse, qui, avec six sommeliers, veut redonner vie à la formidable cave de l’endroit.

Ouvert tous les jours de 8h à 2h du matin - Carte : compter de 80 à 100€ pour entrée-plat-dessert.